‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 185 sur 359 · Voir plus haut, p. ISO · texte numérisé non relu

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4. Voir, dans le Voyage de M. G. Rose , la carte intitulée Aorte des Altaische n Hültenbeiirk* und der angrântenden Oegenden, et dans le grand Atlas de 1823, le n° 52.

YOubinsk, et à droite, du côté du sud-ouest, le Tchany , YAbyschkân et le Soumy ou Tchébakly-Soumy. Ces trois derniers sont contigus, et le troisième, auquel on donne 4,500 kilom. carr. , tandis que le second n’en aurait que 1,380, s’approche de très-près de l’Irtysch. De l’autre côté de cette magnifique rivière, mais à quelque distance, est le Ténis, le premier des deux dont il a déjà été question. Entre le Tchany et l’Oubinsk est le lac Sartldn, beaucoup plus petit, et à l’est de TOubinsk est celui d’Ilkoul, assez rapproché de Kolyvân. Le lac d’Itkoul, dit Pallas', a au printemps un écoulement vers le Kaïatb, qui communique, en traversant le ruisseau de Tchoulym , au gros lac de Tchany. Celui-ci reçoit aussi le Kargath. On donne au Tchany plus de 5,800 kilom. carr., étendue qui égale la grandeur moyenne d’un département français; il mérite donc bien de nous arrêter encore un instant. »Le vaste lac de Tchany, dit le célèbre voyageur, est à 50 verstes à peu près de Kaïnsk, en prenant en ligne directe au sud. L’on y pèche hiver et été du poisson en abondance. Cette pêche consiste en brochets et en perches;

le reste n’est que de petites espèces 11 n’y a pas de

contrée en Sibérie qui soit en été aussi riche en gibier aquatique de toute espèce que celle-ci. L’on ne doit pas s’en étomier, vu les lacs nombreux et les étangs dont elle est garnie. Les Talars de Barabinsk qui vivent dispersés sur les (routières de' ce canton, ne se nourrissent, pour ainsi dire, que de cette chasse.»

Plus au sud, entre l’irtysch et Tcharysch, sont encore les lacs amers de Kouloundinsk et de Koukhoudsk. Enfin, du côté opposé du gouvernement de Tomsk, à l’est, et sur ses Confins avec celui de Iénicéï, est le lac Téletzkoic ou de Téleli, dont on a déjà parlé, situé entre l’Altaï, la chaîne

HYDROGRAPHIE ; LACS

Saïane et celle de Kouznetzk. Entouré de hautes montagnes boisées, jusqu’ici à peu près inexplorées', il a 125 verstes de long, sur 20 de large, et forme en partie le berceau de l’Obi. Il porte aussi les noms d’Altyne et (ï Allai'. Il reçoit le Tchoulyschmàn , et la Biya, affluent de l’Obi, en est un écoulement.

Selon l’observation de F^-II. Muller*, la contrée dont nous venons de nous occuper, surtout entre l’Irtysch et l’Obi, est d’une grande importance géographique , comme point de contact entre un triple monde , l’Occident européen, l’Asie centrale et l’Asie hyperboréenne. «Dans la région de l’Irtysch et de l’Obi , dit cet érudit non moins ingénieux que savant, l’Est, le Nord et l’Ouest de l’Ancien-Monde se rapprochent entre eux , et il est facile de comprendre l’influence que ce fait a dû avoir sur les incursions des peuples et sur leurs rapports mutuels.» II ne trouve à comparer à ce système d’eaux que celui de l’Indus qui, sous le même méridien, le 70e, mais plus ail sud, forme la limite entre l’Asie occidentale et l’Asie orientale du sud. C’est aussi cette contrée du système de l’Irtysch et de l’Obi qui est la vraie Sibérie et qui a donné son nom à tous ces espaces à perte de vue dont elle se compose J.

Région septentrionale. — Elle est renfermée dans le gouvernement de Tobolsk, dont elle forme la partie la plus avancée vers le nord, c’est-à-dire l’immense district de Bérésof qui , à lui seul , est aussi grand que toute l’Allemagne, ayant environ 600,000 kilom. carrés. Sous le rapport des lacs, il n’y a pas grand’chose à dire de celle région. liasse]* nomme le Kounaval et le lac Iouganskoïé , sur la rive droite

t. Voir Riller, l. lb, p. 589, et 977 et suiv.

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