Riltcr, t. II, p
2. Voir plus haut p. 151 et suiv. — La Sibérie occidentale est partagée entre deux gouvernements de la manière suivante :
Milles carré* Kilométrés d'Allem. carré*.
Gouvernement de Tobolsk 12,000 2,310,000
— de Tomsk 11,200 781,000
La nouvelle division, par laquelle la province d’Omsk, qui avait 15,130 milles carr. d’AII. ou 818,650 kil. carr., a été supprimée et fondue en grande partie dans le gouvernement de Tobolsk, est de l’année 1838.
HYDROGRAPHIE ; LACS
supérieur russe du corps des ingénieurs des mines , M. G. de Helmersen , a tracé de la chaîne asiatique dans le journal spécial des mines.
«La chaîne de l’Altaï, dans la plus large acception, ditil ' , forme l’extrémité septentrionale du plateau central de l’Asie ... En remontant du plateau vers le nord, le voyageur atteint bientôt une contrée couverte de montagnes peu élevées. Les rivières annoncent, par l’abondance de leurs eaux , la rapidité de leurs cours , leur largeur et les immenses dépôts de galets de diverses espèces, le voisinage d’une chaîne plus haute. Sur leurs bords on voit surgir des falaises de roches constamment élevées et escarpées; bientôt on aperçoit une vallée couverte de riches pâturages ou de terrains boisés et fertiles, ou bien des rochers à pic qui bordent les précipices. Vers le sud se montrent les cimes dentelées de l’Altaï couvertes de neige, et dont l’aspect suffît déjà à indiquer la différence qui existe entre ces roches et celles de l’Oural. Les points de vue sont variés et très - pittoresques. De rapides torrents venant de la montagne, . . . forment, en s’arrêtant dans les vallées supérieures, des lacs semblables à ceux des Alpes; des cascades et des ruisseaux viennent de tous côtés s’y précipiter . . . L’intérieur de l’Altaï est, jusqu’à présent même, à peu près inhabité; si, au lieu de cette solitude, la chaîne offrait une population nombreuse, elle deviendrait, de même que les Alpes suisses et tyroliennes, justement célèbre par la beauté de ses sites, et des milliers de touristes viendraient les visiter, comme ils parcourent maintenant l’Oberland bernois et la vallée de Chamouny. L’Altaï se distingue essentiellement de l’Oural par une plus grande largeur, une élévation plus considérable, de belles vallées, et des sites montagneux d’un aspect bien supérieur.»
1. Annuaire du Journal de t minet de Rutrie, année 1838, p. 18-20.
Maintenant, revenons aux lacs.
A l’est du cours supérieur de l'Oural, et jusque vers l’Irtyscb, dans la partie orientale du gouvernement d'Orenbourg (districts de Tchéliabinsk et de Troîtzk) et dans la partie méridionale de celui de Tobolsk (districts d’Ichim et de Ialoutorofsk), s’étend ce que nous avons appelé1 2 3 la troisième région des lacs. Elle se continue à travers un pays du reste arrosé parle Tobol et par ses deux affluents, l’Icet elle Miass, ainsi que ftar l’Ichim, affluent de l'irtysch, toujours dans une grande dépression du sol, jusque dans la steppe de Baraba; et cette multitude de lacs, car ils se comptent par centaines et par milliers, a donné lieu, comme nous l’avons dit, â la croyance d’une ancienne communication entre la mer Glaciale et la Caspienne, à l’idée de la grande mer amère des Cilinois.
Les premiers de ces lacs appartiennent encore au gouvernement d’Orenbourg, et c’est en allant de Tehéliabinsk par Mia.sk et Meschtcbériatsk , au fort de Zvérinogolofsk ’, que l’allas, qui les décrit en détail, en a vu un grand nombre. Là sont, au sud de l’Icet supérieur, le Sary-Kottl, le Boulasch, le Lébiasch, YIgheldia, le Sorotchié s; au nord de la rivière (partie asiatique du gouvernement de Perra) , YAidy-Koul, le Maiân , le Silatch. Au delà du Tobol supérieur, vers le sud-est, dans l’ancienne province d’Omsk* (partie méridionale du gouvernement de Tobolsk actuel), est le Denghiz-
1. Voir p. 268. — Voir aussi la Carie minéralogique des monts Ourals, dans l' Allas de Pallas, et la Carie des monts Ourals, accoinpaguant le Voyage de M. C. Rose.
2. C'est ainsi qu'il faut écrire ce nom, et non pas Sévérinogolofsk, comme hous avons fait b la page 268. Voir Pallas, t. III, p. 50-53.
3. Sur ce dernier cl la nature de son sel, voir Pallas, t. Il, p. 509; t. III , p. 32.
A. Il n'y a plus aujourd'hui qu'un district d’Omsk, ainsi qu’on l'a dit p. 359, note Sur la ville et le fort de ce nom, voir Pallas, t. III, p. 109.
HYDROGRAPHIE ; LACS
Koul; puis, au delà de lTchim, qui coule du sud au nord vers lè fort de Pétropavlofsk et qui a donné son nom aux lignes d’Ichim, une des défenses de la Russie d’Asie contre les nomades du désert, sont le Kourgaldjine (930 kilom. carr.), le Ténis (1,600 kilom. carr.), le lac lélisavélinskoi, et, plus au sud-est encore, à la hauteur du lac Balkasch, YAlaktou- Koul (3,300) et Y Ala-Koul (2,400). Le lac Saïsân ou Zaïsàn n’est pas bien éloigné de ce dernier , mais il est au delà de la frontière et fait partie de l’empire Chinois’.
Plus au nord, entre le Tobol et l’ichim, sont les lacs Tchcmo, Tafellchmo , Nachino, Biélo-Salonovalo, Tchéi'émoukhovo, et celui d'Ichim, près de la ville de district de ce nom, elle-même située sur la rivière, à environ 110 verstes au nord de Pétropavlofsk. Entre ce dernier fort et Tara, sur l’Irtysch, sont les lacs de Mangoul, qui forme, dit Pallas, de vastes marais, le Saltaim, qui, selon le même voyageur*, a près de 30 verstes de long, sur 10 de large, de Ténis (ce nom revient souvent), de Tchartagaïsk , etc. Puis au-delà de l’Irlysch, commence la steppe de Baraba *, qui fait partie du gouvernement de Tomsk et que traverse la grande route de Catherinebourg qui, d’Omsk, se dirige sur la ville de Tomsk.
Dans la steppe de Baraba, entre l’Irtysch et l’Obi, il n’y a que de petits lacs * ; mais dans le même district de Kaïnsk auquel elle appartient et qui est la partie la plus occidentale du gouvernement de Tomsk, on rencontre des deux côtés de la route, quatre grands lacs : à gauche, du côté du nord,