‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 191 sur 359 · Voir p. 125, 127 et · texte numérisé non relu

Voir p. 125, 127 et

2. Scymnus de Chics, Slrabon, Pomponius Meta, ainsi qu’Ovide (Pont., IV, 10, 50), le connaissent sous le nom de Tyras; Hérodote même (IV, 51) le décrit sous relui de Tyrcs, légèrement modifié. Ainmien Marcellin lui donne le même nom, ainsi que celui de Panaster (XXII, 8; XXXI, 3), employé aussi par Constantin Porphyrogénète , sous la forme de Danastris. — Sur la connaissance que les anciens avaient de ce fleuve , il faut voir l’ouvrage fondamental de M. Ch. Neumann, Die llellenen im Skythenlande , t. I, p. 21 et suiv. et 357. Sur le Dnièstr d’aujourd'hui, voir encore Kohl, t. I, p. 158.

3. Le nom de I.embcrg est une contraction de LOwenberg , Léopol , ville du

Lion, et, en russe, cette cité de l’ancienne Rassie Rouge s'appelle Lvof, ce qui

veut aussi dire ville du Lion , sinon peut-être ville de Léon.

et avec une grande rapidité , plus de 450 kilom. de chemin lorsqu’il arrive à la frontière russe, un peu à l’ouest des forteresses de Kaménietz et de Khotine. Celle-ci en défend le cours; celle-là en est à quelque distance au nord. Le cours entier duDnièstr, quelquefois profondément encaissé , est de plus de 800 kilomètres. La partie qui en appartient à la Russie , sépare la province de Bessarabie des gouvernements de Podolie et deKherson. Plus large en Russie qu’en Autriche , le Dniestr y perd en profondeur; il est d’ailleurs obstrué de bancs de sable et de chutes , telles que celle de Iampolié, etc. «Encaissé, dès son entrée sur le territoire russe, dit Hommaire', entre deux hautes murailles de roches intermédiaires , crétacées et tertiaires , à couches horizontales , il coule au fond d’une large et tortueuse crevasse , dont les flancs abrupts, tantôt surgissent verticalement audessus des eaux , tantôt laissent apercevoir à leurs bases un chaos informe de détritus et de blocs de roches , arrachés à leurs masses par l’action incessante des agents météorologiques. Dans le voisinage de Jampol (Iampolié), à peu près sous 48° 20' de lat. , une arête de granité , s’élevant à peine au-dessus du niveau des eaux , traverse le fleuve , et donne ainsi lieu à une espèce de rapide parfaitement praticable aux barques et que quelques livres de poudre suffiraient à faire disparaître . . . Vers Bender, la forteresse intermédiaire de la Bessarabie', une nouvelle modification s’opère dans le régime du Dnièstr : le bassin se transforme en une vaste plaine de 6 à 8 kilom. de largeur, à travers laquelle le fleuve serpente en mille et mille sinuosités ... Les rives n’oflrent plus au regard que Re hautes falaises argileuses, dont le dé-

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