‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 192 sur 359 · Le s steppes , etc. , t. III, p · texte numérisé non relu

Le s steppes , etc. , t. III, p

2. En face de Tira-pol , ville de district du gouvernement de Khcrson et que l’on a cru A tort construite sur l'emplacement de l'ancien Tyras. Voir sur cette colonie grecque , Ch. Neumann, t. I, p. 357.

hydrographie; bassin du boüg. 381

pôt semble avoir débordé par-dessus le calcaire tertiaire, dont on observe encore les affleurements dans les vallées de l’intérieur. A l’extrémité de cette longue plaine alluviale,

couverte de belles forêts de trembles , de saules et de peupliers, et riche de nombreux jardins fruitiers, le Dnièstr se déverse dans un grand limane (sic) , où l’on voit de nouveau le calcaire tertiaire venir reprendre sa place sur une grande partie de la côte.» Ayant presque partout de 4 à 8 pieds d’eau , le Dnièstr est navigable au moins pour les petits bateaux; au temps des crues, il a jusqu’à 8 ou 10 mètres de profondeur. Le liman par lequel il se termine est peu profond et communique avec la mer par deux chenaux dont le plus praticable ne présente que 2m. 10 de profondeur. La ville d’Akkermàn*, en Bessarabie, est située sur ce liman, long de 10 kilom., à peu de distance de la mer; et vis-à-vis les Russes ont construit Ovidiopol, en l’honneur du chantre des Tristes et dans la supposition erronée que c’était là l’emplacement de Tomi *. Les rivières que reçoit le fleuve sont trop insignifiantes pour que nous les énumérions ici ; bornons-nous à indiquer le Zbroutch, le Smotrytch et l’Ouchitza, qui lui arrivent par la rive gauche. Lui-même est très-poissonneux.

Bassin du Boug. Contigu à celui du Dnièstr d’un côté , à celui du Dnièpr de l’autre, il est le plus souvent confondu avec ce dernier, mais sans motif suffisant. Il s’appuie également au plateau de Volvnie, point de partage des eaux entre la mer Noire et la Baltique, et embrasse de grandes parties

t. Ak-kermân signifie Marché blanc. L’idée de blancheur se retrouve dans les autres noms de cette ville, Atba Julia, Uielyorod, etc. On a cru aussi y reconnaître l’emplacement du Tyras des anciens.

ï. En creusant les fondements de la nouvelle ville, on a trouvé le buste du poète romain, et c'est là , à vrai dire , l'origine du nom qu’elle a reçu. C’est Niconia qui, selon l’opinion de M. Neumann, t. I, p. 361, se trouvait sur cet emplacement.

des gouvernements de Podolie et de Kherson , ainsi qu’une portion de celui de Kief. Nous évaluons approximativement sa superficie à 80,000 kilom. carr. , comme celle du bassin du Dniestr.

Le Boug ou Bog, appelé aussi Boug méridional', pour le distinguer d’un affluent de la Vistule de même nom, a sa source sur le plateau d’Avratyne*, vers les confins de la Podolie et de la Volynie, et non loin de Tarnopol, en Galicie. Là il roule dans un lit de granité , et entre dans le district de Proskourof. Après s’être dirigé au nord jusqu’à Klimieinik, il est forcé, par des ondulations de terrain, de couler vers l’est, et il se retourne ensuite vers le sud-est, afin de gagner le gouvernement de Kherson. Au moment d’y entrer, près d’Olviopol', il reçoit à droite laKadymaet à gauche la Sinioukha, formée de la réunion du Vyss et du Tikiteh , et ces deux affluents tracent la limite du gouvernement. Puis il coule au sudest et au sud , vers Voznécensk et Nikolaïef. Près de ce port, célèbre par ses chantiers de construction*, et qui, jusqu’à ce jour, était qualifié chef-lieu de marine militaire russe

1. Le Boug était déjà connu d'Hérodote, qui (IV, 47 et 53 ) lui donne le nom d’Hypaui*, adopté aussi par Pline, Strabon, Pomponius Mêla. Jornandès lui donne celui de Vagosola; selon le géographe de Havenne, c'est Bago* sola. Le nom polonais est B oh.

2. Eichvvald , Xaturhistorische Skias von Lilthauen , Yolhgnien und Podotien, p. 3 et 72.

3. Cette ville , destinée à faire revivre l'ancienne colonie milésienne J'Olbia ou Olbiopolis , n'est pas cependant sur son vrai emplacement , qui était plus prés du liman , mais encore à une vingtaine de kilomètres au-dessus Je Nikolaïef, sur ta rive droite du Uoug. Il s'en trouve encore des ruines au sud du bourg d’Ilinski. Voir Mannert, Geogruphie der Griechen und Borner, t. IV, p. 82; Ch. Neumann, Skylhenland , t. I, p. 365, et un chapitre particulier du t. II , qui n’a pas encore paru; de plus un travail de M. Mouravief-Apostol, traduit en allemand dans Oldekop , Sankt-Petersburyische Zeitschrift , t. XI , p. 36-56 ; Kohl, Beisen, t. I, p. 33; enfin Ilummaire, l. III, p. 275.

4. Voir Kohl, t. I, p. 32, et en outre les voyages de M. Démidof et de Hommairc de liell. Voir aussi plus haut , p. 53 , note 2.

hydrographie; bassin dü boug.

dans la mer Noire, le Boug se grossit encore de l’Ingoul, son principal affluent, puis il commence à former un liman entouré, surtout sur la rive droite, de falaises argileuses. Long de 50 à 00 verstes, ce liman est dirigé du nord au sud et débouche perpendiculairement dans le grand liman du Dniepr, dont il sera bientôt parlé. Le cours du Boug est d’environ 500 kilom.; dans quelques parties, ses bords sont, comme il a été dit, rocheux et abrupts, et des rapides, provenant des mêmes mouvements de terrain que ceux du Dniestr et ceux du Dniepr, y gênent la navigation ; dans d’autres parties , le fleuve passe à travers de vastes marécages. Malgré la largeur qu’il prend en approchant du liman et qui lui fait perdre beaucoup de sa profondeur, il est facile de le remonter jusqu’à la distance de 150 verstes; mais au delà commencent les écueils répandus sur un espace de près de 100 verstes. Plus haut encore, il reçoit ses derniers affluents, avant l’ingoul, savoir, à droite, la Tchigakleïa, et à gauche le Petit lngoul / Gniloï JmjouleliJ.

L’ingoul même arrive de la partie septentrionale du gouvernement. Sa source est dans le district d’iélisavethgrad , d’où il traverse la steppe du nord au sud, grossi de la Gronjokleïa avant d’arriver au port de Nikolaïef, bien situé, comme on voit, pour recevoir, soit de l’intérieur, soit de la mer , les masses de bois et autres matières premières dont on y a besoin pour alimenter les chantiers et les ateliers de toute espèce.

L’entrée du liman du Boug, du côté de celui du Dniepr, ayant moins de cinq brasses de profondeur, les grands vaisseaux, comme nous l’avons dit', n’y peuvent pas pénétrer tout armés; mais ensuite la profondeur augmente, et elle est d’environ 8 brasses vis-à-vis du port; dans le chenal du liman, la profondeur varie de 4 à 12 brasses; on donne

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