‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 198 sur 359 · Voyage, I. I, p · texte numérisé non relu

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2. Pas même à Kief? Voir Blasius. à l'endroit cité, p. 228 et 260.

3. D’après l'étymologie , lient de flottage ou de pèche. «On appelle ainsi

l'ensemble des Iles et des canaux que forment tous les grands fleuves de la

Itussic méridionale. » Note de llommairc.

hydrographie; bassin du dmèpr. 395

Nord. Aussi, les premiers jours de mon arrivée à Doutchina, ne pouvais-je me lasser d’admirer ees majestueux méandres, éclairés par un ciel pâle et revêtu de légers brouillards, qui leur donnaient un aspect de tristesse, parfois préférable à tout l’éclat du midi.»

En aboutissant au liman, ce labyrinthe d’îles couvertes de roseaux, au milieu desquelles le fleuve, dont la largeur totale dépasse 12 kilomètres, poursuit sa route par neuf branches distinctes, fait place à une lagune plus ouverte, mais qui manque partout de profondeur. Depuis Kherson , situé sur la rive droite du fleuve , au nord , jusqu’à la pointe de Kinbourn (Kil-Bouroun)', extrémité très-étroite et trèsbasse d’une langue de terre, sujette aux inondations de la mer, le liman a environ 70 kiiom. de long; sa largeur varie de 3 à 7 ou 8 et même 10 kilom.; elle est surtout grande à l’endroit où le liman du Boug, déjà décrit, vient se joindre en ligne perpendiculaire à celui. du fleuve voisin, dont le Boug pourtant ne peut pas être considéré comme un affluent. Toutefois, dans ce liman se trouve aussi un grand nombre d’iles, et, à l’entour, les hautes falaises forment des caps tels que ceux déjà cités de Hadji-Gœul et de Stanislaf, à l’entrée du liman du Boug, laquelle est à 28 kilom. de la mer Noire, et ceux de Volojsk, de Sviato-Troïtzk et de la Malaïa Korénikha. Le cap Kizime, à l’entrée d’une des branches du fleuve, commande tout le liman. Cette branche de Kizime était autrefois la plus fréquentée des bateliers. S’ouvrant à 6 ou

1. On assure qne kit signifie cheveu : c’csl donc le promontoire du Cheveu. I.a langue de terre est si minre qu’on l'a comparée à un cheveu. Cependant elle parait avoir encore 900 mètres de largeur en avant du fort et du village de Kinbourn. Peut-être aussi ce kit vicul-il de la terminaison du nom de Cours d’Achille que les anciens donnaient à la presqu'île de Tendra dont il a été question plus haut , p. 53. Voir sur le Cours d'Achille, après les travaux de Kcehler, en son vivant membre de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Ch. Neumann, Skijthenland , t. 1, p. 365-375.

7 kilom. de Glouboki et à environ 24 de Kherson , elle n’a d’abord que 6 à 7 pieds d’eau; mais ensuite elle devient plus profonde. Cependant les bateliers préfèrent maintenant la branche du Biélogroudof, à 4 kilom. de Kizime et à 32 environ E.-S.-E. du cap Stanislaf. Elle a de 5 à 7 brasses, quoiqu’à sa barre elle manque de profondeur. A l’entrée du liman, du côté de la mer et vis-à-vis de la pointe de Kinbourn , s’élève sur la falaise le fort d’Otchakof, fameux par les sièges que les Ottomans y ont soutenus contre les Russes. La distance de ce fort à celui de Kinbourn , devenu célèbre à son tour, est de 7 verstes; mais la largeur de l’entrée est seulement de 4 verstes. Le passage s’opère dans un chenal entre des bancs de sable, qui a partout plus de 5 mètres de profondeur, si ce n’est peut-être dans la saison d’été. Mais La profondeur du liman en général est trèsvariable : les bas-fonds sont fréquents. D’Otchakof à l’entrée du liman du Boug , il y a 30 verstes de distance. Le liman de Bérésân formé par un petit fleuve du même nom , est à l’ouest de la forteresse , en dehors de la baie que nous venons de décrire. Auprès, est une île du même nom.

Aujourd’hui, comme au temps d’Hérodote, qui en fait l’observation, le Borysthène est très-poissonneux : parmi les poissons de toute espèce qu’on V pêche, figure aussi l’esturgeon en grande quantité. Les principales pêcheries sont entre son embouchure et Kherson : elles ne peuvent pas pourtant se comparer à celles du Volga. Quoique entravée, comme nous l’avons dit, la navigation du fleuve est importante, et la ville de Krémentchoug en est le principal entrepôt : elle se sert de barques appelées baïdaks , demibafdnks, berlinkes, etc. Le bois et le sel en sont les objets les plus notables; mais les transports comprennent aussi le blé, le suif, la graine de lin, les peaux, etc., etc. C’est après le dégel qu’au mois d’avril toutes les barques se mettent

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en mouvement , et que le passage par les chutes offre le moins d’inconvénients.

Parmi les affluents du Dnièpr, trois, la Bérésina, le Pripetl et la Dessna méritent d’être décrits séparément.

La Bérésina, rivière lithuanienne à jamais célèbre pour avoir été le théâtre d’une des péripéties les plus émouvantes du grand et tragique drame de 1812, a sa source dans le district de Dissna, gouvernement de Minsk, aux confins de ce dernier avec le gouvernement de Vitebsk , duquel lui vient son premier affluent. Son cours , de plus de 500 verstes de long1, suit la direction du sud-est et devient navigable à Borissof. Plus haut déjà , un canal la met en communication avec la Duna , par la Bérekhla , près de Lépel, gouvernement de Vitebsk, et à l’aide de l’Oulla. Plus bas, elle passe près d’un bourg appelé comme elle, et se dirige sur Bobruisk. Au-dessus de Réchitza, après avoir reçu, à droite et à gauche , quelques petites rivières, telles que la Plissa, le Svislotch et l'Ola , et sans sortir du gouvernement de Minsk, elle gagne la limite de celui de Moghilef, et se réunit au Dnièpr. v

Le Pripett ou Pripetz, autre rivière lithuanienne, a sa source dans la partie nord-ouest du gouvernement de Volynie, district de Kovel, non loin du Boug occidental, et au nord du plateau d’Avratyne ou de Kréménetz. Son cours est de 775 verstes, ce qui est à peu près la longueur de celui du Rhône. 11 appartient aussi presque exclusivement au gouvernement de Minsk, dont il traverse de l’ouest à l’est le territoire marécageux. C’est dans le district de Pinsk qu’il y pénètre, encore très-insignifiant. Mais, dit M. Eich-

1. M. Possart compte, à tort, 700 verstes, môme seulement depuis Borissof. — Il ne faut pas confondre cette Bérésina avec trois autres rivières du même nom , dont la première est aussi un affluent du Dnièpr (plus au nord), la seconde un affluent de la Dessna , et la troisième du Niémen.

wald', sur ce point, le plus bas de la Lithuanie, beaucoup de rivières, dont quelques-unes sont importantes, et qui ont leur source au sud, sur le plateau déjà nommé, lequel s’abaisse vers le nord , viennent presque toutes grossir le Pripett. Telles sont l’Ikva avec le Styr, le Gorync avec le Sloutch, affluents immédiats du cours principal ou qui forment d’abord le Strumen et le Stokhod, qui, de son côté, reçoit la Touria, la plus occidentale de ces rivières. «La Pina, près de Pinsk, continue notre auteur, et la Iaeiolda, qui arrive au Pripett en venant du nord et qui déborde son lit au printemps, contribuent beaucoup de leur côté à grossir la masse d’eau île cette rivière : il en résulte qu’un peu au nord (à l’est?) de Pinsk, il devient comme un grand fleuve jusqu’à sa jonction avec le Dnièpr.» C’est par Mosyr qu’il y arrive, au nord de Kief et dans le gouvernement de ce nom. Navigable sur une distance de 500 verstes, il fournit au Dnièpr une grande partie de ses transports et notamment les grands radeaux de bois de construction que l'on expédie pour Kherson, et de là à Nikolaïef.

La Dcssna, affluent de gauche du Dnièpr, est une rivière toute russe, navigable, dit Vsévolojski, sur un espace de près de 800 verstes. Elle prend naissance dans le gouvernement de Smolensk, district de lelnia, où elle est déjà très-près du Dnièpr, et très-près aussi de l’Ougra qui appartient au système de l’Oka et du Volga. Les ondulations de terrain émanant des escarpes occidentales du plateau central, forcent la Dessna de prendre le chemin du sud. Arrosant la partie de l’ouest du gouvernement d’Orel, elle passe à Briansk et à Troubtchefsk ; puis, entrant dans celui de Tehernigof, où elle doit aboutir au Dnièpr après un si long cours, elle se dirige sur Novgorod-Séversk , où elle commence à prendre

1. Skia* ron Litlliauen , p. 100. Voir aussi la carie n° 12 du pr.ind atlas russe de 1823, et plus haut, p. 126.

une direction plus occidentale. Aux environs de Sosnitza , ville de district, elle reçoit le Seim ou Sem, venu des environs de Koursk et qui a été jadis la limite septentrionale du khanat de la Crimée ou de la Petite-Tatarie. Alors elle coule de plus en plus vers l’est, fait cependant encore un coude vers le nord, qui la mène des environs de Bérezna à la ville de Tchernigof où la grande route de Moscou à Kief la passe; coule de là au sud-ouest, par Oster, et se jette enfin dans le Dniepr, à 7 verstes au-dessus de la vieille ville des catacombes et des autres sanctuaires nationaux. Outre le Seim, rivière considérable, mais trop encombrée d’usines p'our être d’un grand secours à la navigation , la Dessna reçoit sur la rive gaucbe l’Oster, et sur la rive droite le Soudostb et le Snof. Elle est poissonneuse, et ses eaux, dit Vsévolojski, sont plus limpides et meilleures que celles du Dnièpr, dont nous quittons maintenant le bassin, pour entrer dans celui du Don, qui lui est contigu dans la Petite-Russie, mais qui, près de la mer, en est séparé par quelques petits bassins cêitiers, au sujet desquels nous pouvons nous borner à une simple mention.

Ces bassins accessoires , appartenant tous à la région de la steppe, sont ceux de la Crimée penchés vers la mer Noire et la mer Putride, et ceux des steppes des Nogaïs et des Kosaks du Don , penchés vers la mer d’Asof. Ils ont les noms des fleuves ou ruisseaux que nous allons énumérer.

Les petits bassins côtiers de la Crimée penchés du côté de la mer Noire sont d’abord celui du Tcliëtirlik, ruisseau qui aboutit au golfe de Pérékop, non loin de la naissance de l’isthme; puis, vers le golfe deKalamita, ceux du Boulgnnak, de l 'Alma, de la Katcha, du Belbck et de la Tchcrnafa: c’est dans cet ordre qu’ils se suivent du nord au sud, tous appuyés à l’est sur la Iaïla. La Tchernaia, aujourd’hui si connue, aboutit à la belle rade de Sévastopol, liman digne

d’un plus grand fleuve'. Les cours d'eau nommés sont peu considérables, et le Salgkir lui -même, le principal de la presqu’île, n’a qu’une longueur d’environ 150 verstes. Celuici, rapproché des autres par sa source qui est au pied du Tehatyr-Dagh, est au contraire penché vers la mer d’Asof et aboutit à la mer Putride ou Sivasch. Suivant une direction opposée à la leur, il coule du sud au nord et au nord-est, à travers la steppe crimécnne, attirant à lui de nombreux ruisseaux qui viennent de la partie montagneuse ou méridionale et qui sont le Tchouïountchou, la Zouïa avec ses affluents, la Boûroultrha et le Kara-Sou.

La Molotchna ou rivière de Lait , ainsi nommée de sa couleur blanchâtre, traverse lentement et presque sans pente la steppe des Nogaïs , en dehors de la Crimée , pour se rendre dans la mer d’Asof. Avant d’y arriver, elle forme le lac Molotchnoïé, qui ne s’y déverse que lors des grandes eaux. Elle est connue par les villages de mennonites et d’autres colons allemands établis le long de son cours.

La Berda est dans la même steppe, un peu plus au nord et sur les confins des gouvernements de Tauride et de Iékatérinoslaf. Elle sort de ce dernier pour décrire leur commune limite, et se jette, après un cours d’environ 75 verstes, dans la mer d’Asof, au-dessous de Pétrofskaïa, un peu au nord du port de Berdiansk, ouvert seulement en 1830 et qui, dans cet intervalle, a rapidement prospéré; car on trouve lOàll pieds d’eau dans ce port situé à proximité des lacs salants, des houillères du Donetz et de Kharkof, ville qui est un entrepôt du commerce des blés. Situé à 190 verstes des rapides du Dnièpr, il deviendrait plus florissant encore, si un chemin de fer, construit depuis le fleuve en amont des poroghi jusqu’à Berdiansk, dirigeait, en évitant une navigation si

1. Sur Sévaslopol , sa rade, son porl, tout son site, ses environs et ses antiquités, voir notre Description de la Crimée ( 1855), p. 103-131.

chanceuse, les marchandises venues de l’intérieur, du côté de la mer d’Asof, où elles seraient embarquées.

Le Kalmiouss , autre fleuve ou ruisseau de la steppe , sort aussi du gouvernement d’Iékatérinoslaf, plus au nord-ouest, et le sépare du pays des Kosaks du Don , jusqu’au point où il se jette dans la mer d’Asof. Il n’a qu’une faible longueur, mais ses bords sont curieux à observer à cause des hauteurs granitiques de toute espèce qui les accompagnent; et il forme le port de Marioupol, ville située à son embouchure, sur la rive droite, et habitée par des Grecs adonnés à la culture des vers à soie.

Le Miouss ne vient pas immédiatement après , mais nous passons sous silence les autres ruisseaux côtiers qui se dirigent vers la mer d’Asof dans l’intervalle. Il a sa source près de la limite septentrionale du Pays des Kosaks du Don , qu’il traverse du sud aü nord , donnant son nom à un des sept districts de ce pays et attirant à lui d’autres eaux de la steppe, nommément laKrinka, au milieu d’un sol accidenté, comme le sont aussi les bords du Kalmiouss. Près de la régence urbaine de Taganrog, cité célèbre surtout depuis que l’empereur Alexandre 1er y a terminé sa noble carrière, mais, comme on l’a vu 1 2 , port défectueux à cause du peu de profondeur de sa rade et entouré de hautes falaises, le Miouss se termine en un long et assez large liman , rempli d’iles et de bas-fonds, qui communique, par une ouverture rétrécie, avec la baie de Taganrog.

Bassin du Don. Fermé au nord par les escarpes du plateau central qui le séparent du sous - bassin de l’Oka * , il

1. Plus haut, p. 57 el 58. Voir sur Taganrog, Gœbcl, lieise , t. I, p. 234- 240. — Pour lo bassin du Miouss, voir la grande carie de la Russie à 'Aoo.om, D, 9.

2. Sous-bassin du bassin du Volga. Voir plus loin, cl aussi Murchison, édit. Léonhard , p. 36.

resserre à l’ouest le bassin du Dniepr et à l’est celui du Volga, auquel il est contigu sur une ligne immense. Outre le Pays des Kosaks du Don, son domaine tout particulier, il embrasse à l’est la plus grande partie du gouvernement de Saratof, à l’ouest toute la partie sud du gouvernement de Kharkof, de très-grandes portions de ceux de Koursk et d’Orel, puis les gouvernements de Voronège , de Tambof, et en partie de Hiaisân. On peut lui donner une étendue d’environ 440,000 kilorn. carr., c’est-à-dire presque égale à celle du bassin du Dniepr et de toute l’Espagne. De simples mouvements de terrain, le plus souvent presque imperceptibles , en forment les rebords ; et si le fleuve coule vers la mer d’Asof, sa pente cependant paraît dirigée vers cette grande dépression du sol qui le sépare delà mer Caspienne, là où il se rapproche le plus du Volga et où il se détourne brusquement pour ne pas confondre ses eaux avec ce roi des fleuves de l'Europe. Près de la moitié du bassin du Don se compose de steppes , mais la partie du nord , sans appartenir à la région du terreau noir, comprend quelques-uns des gouvernements les plus fertiles et les mieux peuplés «le la Russie , et les produits du travail de ces populations ont un écoulement facile.

Le Don qu’on a longtemps regardé comme formant la limite entre l’Europe et l’Asie, et que la fameuse milice

1. Ce nom qu'on retrouve dans relui de plusieurs grands fleuves (voir la note I , p. 233) parait signifier eau. Tina ou Duna, qui est relui que lui donnent les Tatars, de même que le Tunguul des Kalmuks, n’en est qu'une variante. Il en est de même du nom de Tanai* , connu dans toute l’antiquité. Hérodote parle du Tanaïs en plusieurs endroits de son quatrième livre (chap. 20 , 21 , 45 et 571; il le surnomme le fleuve Méolique ( -oroqrov tov MairjTqv), et sait déjà que « sorti d’un grand lac, il vient de loin des contrées supérieures. » Il ajoute qu’il reçoit une grande rivière appelée llyrgi* (le Donelz?). Plolémée décrit le cours du fleuve avec parfaite connaissance de cause. On peut consulter aussi Mannert , t. IV, p. 78.

hydrographie; bassin du don.

( voisk ), d’une origine si incertaine , dont il arrose le pays a rendu célèbre, est le seul fleuve important débouchant dans la mer d’Asof; car le Kouban est loin de pouvoir être placé sur la même ligne. Son cours, comparable à ceux du Rhin, de l’Elbe, de l’Oder, de la Vistule , dépasse 1000 kilomètres, sur lesquels environ 700 sont navigables. Sorti du lac Ivanof, dans le gouvernement de Toula ', à peu près sous le 54e degré de latitude, il coule au sud-est, direction qu’il doit suivre habituellement, mais avec de nombreuses sinuosités, pour arroser un coin du gouvernement de Riaisèn , et un coin de celui de Tambof, qu’il sépare de celui d’Orel, et pour entrer ensuite , près de Zadonsk , dans le gouvernement de Voronège. 11 traverse ce dernier, presque dans son milieu , du nord au sud , avant de tracer son immense arc de cercle irrégulier dans le Pays des Kosaks du Don. Un peu au sud de la ville de Voronège*, il reçoit à gauche la rivière du même nom , célèbre par les premiers chantiers russes que Pierre-le-Grand ait établis. Avec la Sossna, qui lui vient par la droite dans le gouvernement d’Orel , le Voronège est le premier affluent un peu considérable du Don. Depuis Korotoïak, et surtout depuis Kasanskaia, ce dernier tourne son cours rapide et sinueux tout à fait vers l’est , divisant en partie du nord et partie du sud le pays de la milice ; et cette direction, que lui impriment, sur sa rive droite, des mouvements de terrain , le conduit jusque dans le voisinage du Volga. Soixante kilomètres à peine le séparent, àKatchalinskaïa, de ce formidable rival, lorsqu’il est forcé; par de nouveaux accidents de terrain , par les couches de grès qui séparent ici les deux bassins , de changer brusquement de

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