‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 206 sur 359 · Voir lé-dessus Kœppen, ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

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i. Il ne faut pas la confondre avec un petit affluent du Volga , de même nom , dans le gouvernement de Tver.

entre dans le Pays des Kosaks du Don , où elle suit la direction du nord-est vers le sud-ouest pour se rapprocher du grand fleuve , qu’elle rejoint un peu au-dessous de son confluent avec le Klioper. C’est sur ces deux rivières que les Kosaks ont leurs principaux haras La Medvéditza fournit un cours de près de 400 kilom. , en grande partie navigable. Sur ses bords sont établies plusieurs colonies allemandes assez florissantes.

Enfin le Klioper , troisième grand affluent de gauche , ou plutôt le premier , quand on descend le fleuve , a un cours encore plus long que celui de la rivière précédente à laquelle il est presque parallèle. Comme celle-ci , il sort du gouvernement de Saratof, niais bien plus à l’ouest , plus loin du bassin du Volga. Sa source est non loin de Serdobsk , un peu au sud de Penza. Coulant au sud-ouest, le Kkoper rejoint, au-dessous de Borissoglebsk, la Vorona, plus forte que lui, mais qui néanmoins perd son uom , après avoir dirigé du nord au sud son cours sinueux. Puis il arrive à Novo-Khopersk, où passe la route de Moscou à Tcherkask, par Tambof, tourne vers le sud-est, reçoit à gauche le Bousoulouk, fait un moment un coude à l’est vers la Medvéditza , et atteint le Don, un peu plus haut qu’elle, à lastanitza’ d’Ousl- Khoperskaïa. Le Klioper est navigable depuis Balachef , ville de district du gouvernement de Saratof. «Cette belle rivière , dit Vsévolojski , fertilise les pays qu’elle parcourt ; ses bords sont couverts de riches pâturages et de’ belles forêts.» Vingt stanitzas de Kosaks sont bâties sur ses bords.

La plupart <les rivières du bassin du Don ont un nom populaire, car les Kosaks et les Petits -Russes sont chanteurs et possèdent une poésie nationale, dans laquelle il est fré-

1 . Voir sur l'élève des chevaux chez cette race guerrière , Kœppen, p. 1 92-1 9-i.

2. Sluniiia est le nom des bourgs des Kosaks. Primitivement, ce mot signifiait troupe, bande. Voir Kœppen, p. 153.

quemment question du «père Don» ou de «Don Ivanovitch ,» (car le fleuve est le fils d’ivân , puisqu’il est sorti du lac Ivanof)'.

Le bassin du Don est contigu au bassin du Kouban , vers le sud-est. Cependant , du côté de la mer d’Asof, il en est séparé par quelques petits bassins côtiers intermédiaires , nommés d’après les ruisseaux auxquels ils se rattachent , et qui sont, du nord au sud , la Kaga, la Iéïa, le Tchelbasouï, le Kirpili , et quelques autres. Un seul de ces ruisseaux mérite d’être décrit.

C’est la Iéïa*, qui donne son nom à une petite ville de * district de la Tchernomorie, au fort de léïsk dont le nom figure désormais dans les annales de la guerre ’. La Iéïa

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