‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 207 sur 359 · Kœppcn, ouvrage cilé, p · texte numérisé non relu

Kœppcn, ouvrage cilé, p

2. Théophauiiis des anciens, d'apres Mnnnert (I. IV, p. 326). Au lieu de Théophanius, Erasme lisait, dans Ptolémée, Thespaniu a. Cependant M. Neumann , qui écrit le nom de léîa mieux que n'ont fait les rapports de nos généraux, vent que ce soit le Grand Hliombites. L'Emue de Pline rappelle aussi le. nom d'Eia ou Iéïa; mais d’après Dubois (t. V, p. 81), c’était la Sindique des anciens, peut-être le Port Sindique (Sivdixô; XtpLTjv) mentionne par Strabon, liv. XI, p. 496. Voir Mannert, t. IV, p. 400. Dubois parle de Sindcs-Méotes. Nous verrons plus loin que le Port Sindique est la ville d'Anapa; mais il y avait en outre dans le voisinage un bourg de Sinda. La Sindique ( — ivôixrj, voir Strabon, XI, p. 494 et 495) est la côte caucasique de la mer Noire, d’Anapa jusqu’à une certaine distance vers le sud-est. On peut consulter là-dessus, ainsi que sur toutes les localités à l’entour de la mer Noire connues des Grecs, le savant livre Die llellenen im Skijlhenlande , déjà plusieurs fois cilé, et dû à M. Charles Neumann, qu’il ne faut pas confondre avec M. Charles -Frédéric Neumann, auteur de l'ouvrage Die Vùlker des südlichen Itusstands , couronné par l’Académie des Inscriptions et Delles-Lettrcs.

3. On s'obstine toujours, d'après Hommaire (4. III, p. 143), à l’appeler Glieisk ou même Gleisk, et quelquefois les rapports russes eux- mêmes adoptent ces altérations auxquelles a sans doute donné lieu une méprise de l'oreille. Sur toutes les cartes russes (voir la grande, D, 10), Je fleuve est écrit Eia, ce qui se prononce léia, et le fort, Eiskdté, ce qui se prononce lèiskoié. Tout cela devrait

' être parfaitement connu , comme on va le voir. Nous avons devant nous une belle carte faisant partie de l’ouvrage publié, en 1798, par le. baron de Sainte-Croix, savant illustre, sous le litre suivant : Voyages historiques et géographiques

hydrographie; bassin du kouban. 417

prend naissance dans la steppe , au pied de ces mêmes derniers émissaires du Caucase d’où sortent les Iégorliks , mais du côté occidental; et, après avoir coulé longtemps vers le nord-ouest et reçu à droite la Koughoï - Iéïa , elle continue la direction de cette dernière en s’avançant droit vers l’ouest. Son cours peut avoir 200 verstcs de long , et , dans sa partie inférieure, il sépare le Pays des Kosaks du Don de la Tchernomorie ou Pays des Kosaks de la mer Noire Son dernier affluent , la Sassyk - léïa , lui vient de gauche , et , à quelque distance au-dessous, la Iéïa elle-même forme le large iiman ( Iéïskoî Litnân), qui communique avec la mer d’Asof par une ouverture assez étroite que la nature a pratiquée entre deux langues de terre. Le fort de Iéïsk est situé sur ce Iiman. Les autres ruisseaux qui coulent entre le Manytch elle Kouban, se terminent aussi par deslirnans et des lagunes, et toute cette côte de la Tchernomorie, entourée de basfonds , est singulièrement déchirée.

Bassin du Kouban. Celui-ci , si l’on en distrait les bassins côtiers dont nous venons de parler , ou en d’autres termes la Tchernomorie , n’a pas une bien grande étendue ; cependant il embrasse la majeure partie de la Caucasie indépendante en deçà dul)ariel,avec une petite portion du gouvernement de Slavropol. Ces mêmes bassins côtiers , celui du Don, celui de la Kouma et celui du Térek le resserrent de toutes parts. On ne peut guère lui donner qu’environ 50,000 kilom. carrés. Appuyé au sud sur la chaîne occidentale du Caucase , et à l’est sur les derniers émissaires de cette chaîne vers le

dans le s pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne, in-4°. Sur celte carte, on lit très-eiactementJe nom de léiskoi Gorodok (gorodok signifie petite ville) écrit absolument comme nous l'écrivons. Le nom de léia, il est vrai, y est défiguré en lé. Après cela, nous le demandons, les inconcevables tâtonnements contemporains ne sont-ils pas une injure faite à la science?

1. Sur les Kosaks Tcbernomores , voir Clarke, Voyages en Russie, etc., t. II, p. 142-149.

nord, lesquels s’avancent, dans la direction du méridien, jusqu’à peu de distance du Manytch , il a sa pente vers le nord-ouest. En effet, séparées de la mer Noire par le grand mur du Caucase, ses eaux coulent vers la steppe, perpendiculairement à la ligne de faîtes, et de là, repoussées du côté de l’ouest, suivant la déclivité du terrain vers l’occident, elles portent leur tribut à la mer d’Asof. Autrefois ce bassin, dépendant de la Petite -Tatarie, portait le même nom que le fleuve et était parcouru par des bordes nomades': aujourd’hui, il se partage entre les montagnards indépendants et les Kosaks gardiens de la ligne élevée contre eux , afin de les surveiller et de les contenir.

«En partant, dit Dubois’, de Rachévatka (où il quitta la grande route impériale, à 35 versles de Novoï Troïtzkoï, qui est lui-même à 25 verstes de Stavropol), nous traversâmes un léger plateau avec quelques ravins tournés vers l’Egorlik (le Iégorlik). Il est couronné , comme les steppes de la Petite-Russie, de lumulus, qu’on compte par trentaines à la fois disséminés sur l’horizon.

«Après une marche de 18 verstes, une pente presque insensible nous amena àTémichébcrskaïa , la première station, bâtie au bord même du plateau , qui se termine par une haute falaise de glaise jaune mêlée de sable , que baigne le Kouban . . .

«La pente qui mène sur ses rives est couverte de chênes entourés de chèvre- feuille, d’érables de Tatarie aux fruits rouges ailés, de muguet, de troène. Là je trouvai le Kouban, qui déploie majestueusement ses nombreux contours, et

t. Voir la province de Kouban dans \' Atlas ruttien publié en 1745 par l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. Voir aussi la carte D, 10. du grand atlas. Nous avons en outre devant nous la grande carte du général Khatof. — Clarke donne une description assez curieuse de la steppe du Kouban , Voyages, t. II, p. 155 et suiv. Il traite de lékatérinodar, p. 158.

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