‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 226 sur 359 · Voij. dans les gouv. méridionaux, t. I . p · texte numérisé non relu

Voij. dans les gouv. méridionaux, t. I . p

ï. T. II, p. 315.

des Slaves , et l’on entre dans un tout autre monde , . . ; la domination de l’islam commence . . . Tout le bassin de la Sourn , qui embrasse Ta moitié occidentale du gouvernement actuel de Simbirsk avec le pays de Penza, faisait jadis partie du khanal de Kasan ; et de même qu’il a une population tout à fait différente de la population slavo-russe et apparentée avec celle «lu pays de Kasan, de même aussi il participe de l’état physique de ce dernier. Le pays de Penza était, dans les siècles passés, le point de séparation des khanats de Kasan et d’Astrakhan, comme l’était du côté oriental du Volga, sur la Biélaïa, le pays d’Oufa ... Ici, vers les sources de la Soura, vers celles de la Tsna, allluent de l’Oka, et celles du Klioper qui va grossir le Don , dans les lieux où Pallas a dé- , couvert, entre les villes de Tambof et de Penza, les débris d’une grande ligne de défense consistant en un rempart et un fossé ' , ici, disons-nous , était la frontière entre la Moscovie à l’ouest, Kasan au nord-est, et Astrakhan au sud - est. »

Quant à la rivière de Soura , dont le cours sinueux a jusqu’à 450 verstes de long , elle a sa source non loin de Svzrân , dans les hauteurs du Volga , qui s’étendent de là à Sarnara, en traversant le fleuve, et au sujet duquel on se rappelle qu'il fait en cet endroit un coude vers l’est. D’abord elle coule vers l’ouest, sur les confins des gouvernements de Simbirsk et de Penza avec celui de Saratof; mais avant d’arriver à la ville de Penza et d’opérer sa jonction avec la rivière du même nom , précédée de celle avec l’Ousa , elle tourne au nord, direction quelle ne cesse plus de suivre, à cela près qu’elle en fait deux parts , s'avançant d’abord au nord-est et s’infléchissant ensuite vers le nord-ouest. Son principal affluent est l'Alatyr, qui, venant de la gauche, s’y réunit près de la ville de ce nom; plus loin, aussi du côté gauche, la

t. Vny. dan s les goue. méridionaux, L 1, p. 23.

Soura reçoit encore la Piana , ainsi nommée (le mot signifie ivre) de l’irrégularité de son cours. Plus bas, elle passe à Kourmyscb , Iadrine et Vassil , où a lieu son confluent avec le Volga , un peu à l’est de Makarief.

Sous-bassin de laKama. — Cette grande partie orientale du bassin du Volga en forme la principale masse, et le prolonge vers le nord jusqu’aux Ouvalli, comme il est prolongé vers le sud et le plateau de Koursk par le sous-bassin de l’Oka. C’est une région plus vaste que la France, car sa superficie est d’environ 550,000 kilom. carrés. Elle fait partie de la zone des forêts, et sa population , d’origine ouralique, ou ougrienne , comme dirait M. F. -H. Müller , est principalement adonnée aux exploitations métallurgiques. Bornée à l’est par le moyen Oural , cette région est montagneuse et pittoresque dans cette partic-là; dans les autres, elle est plate et ouverte ; dans quelques-unes, déserte et sauvage. La Permie en est la portion la plus voisine de l’Oural et , avec le khanat de Kasan , la plus célèbre ; car les traditions Scandinaves s’occupent beaucoup du Biarmaland, etTcherdyne , une de ses villes les plus anciennes , fut longtemps une des étapes du commerce entre Novgorod la Grande et les pays aux fourrures'. Cette Permie, voici en quels termes la décrit l’auteur ingénieux et savant dont nous nous efforçons d’arracher le livre curieux à un injuste oubli : : «Par sa grande richesse en dons de la nature d’une extrême variété, la Permie, surtout si l’on étend ce nom à tout l’Oural moyen , forme une des parties les plus importantes et les

1. Voir, sur celle matière, /.a Russie, la Pologne et In Finlande, p. 593- 595; Müller, t. Il, p. 327 et suiv.; Vsévolojski, Dictionnaire, t. II, p. 103; Hasmusscn, De Orienlis conunercio cum Russid et Scandinaciâ medio erra , Copenh. , 1825, et du même auteur, Essai historique et géographique sur le commerce et les relations des Arabes et des Persans arec la Russie et la Scandinavie durant le Moyen-Age, dans le Journal asiatique, 1824, t. V, p. 340.

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