Voir la note de la page 3A
3. Suivent de grands details sur la richesse saline de la Permie, qui, par des concessions tsariennes faites depuis 1558, a été la source de celle de la famille
Mais la Permie est seulement la partie septentrionale de ce sous-bassin , dont dépendent en outre tout le gouvernement de Yiatka , la partie orientale du gouvernement de kasan , et la majeure partie de celui d’Orenbourg. Il a, du nord-ouest au sud-est, c’est-à-dire depuis la Moloma supérieure , affluent de la Yiatka , jusqu’à la Biélaïa supérieure , voisine du fleuve Oural , une longueur d’environ 880 kilom. , et de l’est à l'ouest une largeur de 740 kilom. , partagée en deux, par le cours inférieur de la kama, en pays votiak du coté de l’ouest, et pays bascbkir du côté de l’est.
Il semblerait peu difficile , malgré les Ouvalli, de mettre , au moyen de la kama, le bassin du Volga en communication avec celui de la Petchora et celui de la Dvina, car, dans les inondations printanières , cette communication s’établit quelquefois naturellement entre la première rivière mentionnée, la Petchora , et la Yytchegda, affluent de la Dvina
Il a été question, à la p. 195, d’une communication jugée praticable, bien quelle eût à traverser l’Oural, entre le sousbassin de la Kama et le sous-bassin du Tobol, au moyen de l’icet d’une part, et de la Tchoussovaïa de l’autre, par l’intermédiaire du lac Tchernoï et des ruisseaux de Yisim et de Cbaïtanka. Ce sont les environs de la Biélaïa dora, dont M. G. Rose a joint une esquisse dans un coin de sa Carte de l’Oural. On verra tout à l'heure que la Tchoussovaïa sort du cœur , pour ainsi dire , de la chaîne de l’Oural , et à l’est de cette dernière les eaux abondent. Les difficultés, s’il en existe, ne seraient sans doute pas insurmontables , lorsqu’il s’agirait de mettre en rapport , sous celte latitude , l'Europe et l’Asie par une voie fluviale artificielle.
tirs Stropanof, devancière de celle des Démidof dans l'exploilation des productions minérales de l'Oural et des pays d'alentour. La ville dé Solikamsk, ou Sol Kamskoï (-cl de la Kama), une des plus anciennes capitales de la Permie, doit son nom à celle richesse, qui ne se retrouve, avec la même abondance, que dans la Galicie, au pied des Karpatbes.
Passons à la description du cours de la Kama.
C’est , suivant une remarque de Falk 1 , le Volga au petit pied; car la Kama, grossie par de nombreux affluents, a une grande richesse d’eau et devient large d’une verste ; elle est navigable presque depuis son berceau , elle n’a ni cascades ni rapides, elle fait des détours et des coudes ; sa profondeur est quelquefois très-considérable , et elle est extrêmement poissonneuse. La Kama toutefois a beaucoup plus de chute que le Volga. Quant à la largeur de son cours, elle est à peu près égale à la moitié de celui du grand fleuve , ou d’environ 2,000 kilomètres.
Son berceau, comme on l’a vu (p. 199), est dans les Ouvalli, tout près de celui de la Viatka, son principal affluent, mais qui, avant de se réunir à elle, s’en éloigne pour suivre une direction tout opposée. Ce sont là des accidents , on dirait volontiers des caprices, qu’une étude exacte du terrain peut seule expliquer. Quoi qu’il en soit, c’est au nord-est du gouvernement de Viatka, dans les environs deGlasof, petite ville de district, que les deux rivières se montrent d’abord, sous 58° 15' de lat. N. La Viatka coule à l’ouest, la Kaina au nord, et, non loin des contins du gouvernement de Vologda avec celui de Perm , la seconde entre dans ce dernier , après s’étre retournée vers le nord-est. C’est ainsi qu’elle arrive à Tcherdyne , le vieil emporium permique , où est le point le plus septentrional de son cours, entre le 60e et le 61e degré, dans le voisinage de forêts impénétrables. Là, des accidents de terrain la forcent à changer de direction, et à peine a-t-elle commencé à prendre celle du sud que la Vichéra, grossie de la Kolva, vient s’y joindre à gauche, après un cours de 1500 kilom. de long, dont l’origine est dans l’Oural ou dans le Timân qui s’éloigne de cette chaîne vers le nord-