Alurchison, cdil. allom., p
ouest. Puis La Kama arrive à Solikarask , le grand magasin de sel , d’où des sinuosités diverses 1 , pendant lesquelles elle reçoit, à gauche laKosva et bientôt la Tchoussovaïa, adroite l’Obva, la conduisent à Pcrm, le chef-lieu actuel de la Permie. Cette ville d’origine récenle et dont la prospérité va en croissant* , est située sur la rive gauche de la Kama, dans une contrée agréablement accidentée , sur le bord élevé de la rivière. Des usines et des salines l’entourent de toutes parts. Un peu au-dessous, la Kama, selon M. Erman, a déjà une verste de largeur.
Cependant quittons-là un instant pour faire connaître le cours de la Tchoussovaïa, l’un de ses principaux affluents de gauche, sorti de l’Oural et connu par son cours tortueux bordé de murs abrupts, formés de calcaire, de schiste noir et de dolomite de même couleur’. C’est dans ces masses de . pierre imposantes que se trouve, près du village de Kinofsk, où l’impétueux torrent longe encore la grande chaîne méridienne, l’espèce de souterrain dont il a été question p. 105.
Le berceau de la Tchoussovaïa est à peu de distance des fameuses mines de cuivre de Gouméchefsk, dans l’Oural moyen : on peut regarder comme tels trois petits lacs situés à l’endroit élevé où aboutit une ouverture que la nature a pratiquée dans la chaîne. Son cours, au total d’environ 400 verstes, est d’abord dirigé vers le nord-ouest : la route de Perm à Catherinebourg le franchit au pied de la hauteur de Bilimbaïefsk où elle arrive à son point le plus élevé. Un peu plus bas, à Outkinsk, la Tchoussovaïa a déjà une largeur d’environ 00 mètres; plus bas encore, elle reçoit à droite la Sérébrianka, qui sort aussi de la chaîne, puis, arrivée aux environs d’Alexan-