Voir sur cetlc ville, lllasius , t. I, p. 142 et suiv
3. Voir Müller, t. I, p. 350 et suiv.; Blasius, t. I , p. 149 et suiv.
dit M. Blasius', à Totma, ville bâtie sur des coteaux, et arriver à Oustioug, cité plus importante, ancienne, bâtie presque exclusivement en bois, mais hérissée de dômes et de clochersI * * * 5. Là, la Soukhona se retourne vers le nord et le nord-ouest, après avoir changé son nom en celui de Dvina , depuis son confluent avec le loug.
A ce confluent en succède un autre, un peu plus au nord , par l’arrivée , du côté de l’est , de la Vytchegda , grande rivière, qui serait plus digne que le ïoug, de former pendant à la Soukhona, et de donner naissance , par leur réunion, au grand fleuve septentrional. Elle a sa source au nordest du gouvernement de Vologda, dans le Timân, à peu de distance de celle de l'Ijema, affluent de la Petchora, et à peu de distance aussi du cours de cette dernière, avec laquelle il serait sans doute facile de la réunir, au moyen d’un canal , comme celui qui opère sa jonction avec la Kama , au moins d’une manière rudimentaire. Coulant, avec diverses sinuosités, de l’est à l’ouest, elle reçoit à gauche la Keltma septentrionale et la Syssola , à droite le Vvm , qui , dans son cours dirigé du nord au sud , arrose un pays riche en sel et que F.-H. Muller regarde comme le vrai pays des Zyriaines. La Vytchegda passe successivement à Oust-Syssolsk , à Iarcnsk , à Sol-Vytchégodsk , et , un peu au-dessous de cette ville commerçante , elle atteint la Dvina , après un cours de plus de 1,000 verstes, rapide, inégal et qui souvent se déplace.
Jusqu’à la mer, celle-ci a encore 670 verstes à parcourir,
I T. I, p. 184. On trouve là le dessin curieux d'une église en bois placée
non loin des bords de la Soukhona , où toutefois les villages sont rares et géné-
ralement misérables.
ï. M. Blasius en donne une descriptiou détaillée dans son huitième chapitre,
t. I, p. 189-22R, et surtout p. îl!) et suiv. Ce voyageur est très-curieux à lire sur toute la région du nord et du nord-est.
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toujours navigable quand elle n’est pas enchaînée par la glace. Son cours comme Dvina moyenne, à moins qu’on n’y rattache des faits historiques, n’ofïre rien de bien intéressant : des solitudes le bordent de part et d’autre ; mais il est d’une largeur qui varie entre 200 et 000 mètres, et sa profondeur moyenne approche de 6 mètres. En plusieurs endroits, par exemple au nord de la petite ville de Krasnoborsk, le fleuve se divise et forme des îles. Depuis là jusqu’à Kholmogory, ville située sur une de ces îles , à une centaine de verstes de la mer, il n’en rencontre pas d’autre , à moins qu’on ne veuille qualifier ville Oust-Vaga , situé au point où la rivière de Vaga , affluent de gauche d’une longueur considérable et dont nous traiterons séparément , se réunit à la Dvina dans le gouvernement d’Arkhangel, dont depuis quelque temps déjà celleci a franchi la frontière, coulant toujours au nord-ouest. Kholmogory est une cité ancienne dont le nom rappelle le Holmgard des sagas, et jadis une des principales de la Grande- Permie. Vis à vis d’elle, la Dvina reçoit à droite la Pinéga, rivière importante, dont il va être aussi question. Enfin elle arrive à l 'emporium boréal d’Arkhangel 1 , qui, situé encore à 40 verstes de son embouchure, bâti depuis 1584, a été, peu avant , du temps de Cabot et de Richard Chancellor’, le premier point de contact entre la Moscovie et les pays chrétiens d’Occident. Arkhangel est encore aujourd’hui une place de commerce importante’; mais c’est sur la ruine de
1. Dans la Table des portions géographiques en Russie, M. Struve écrit Arkhanguelsk , selon notre orthographe Arkhanghelsk. C'est là en effet la vraie prononciation du grand port de la nier Blanche. Toutefois, comme son nom est connu en Occident depuis de longnes années, nous n'avons pas voulu pousser jusque là la conséquence de notre système relativement à l’orthographe des noms russes.
2. Voir, dans la Collection de Haekluyt, 1. 1 , p. 243 et suiv. , The first voyage for discoverte , etc.; Kors 1er, Histoire des découvertes et des voyages faits dans le Ford, t. Il, p. 22 et suiv., et Miillcr, I. I, p. 378 et suiv.
3. Voir La Russie , la Pologne et la Finlande, p. 631, et Millier, t. I, p. 381-391.
Kholmogory, que sa prospérité s’est fondée. Chancelier n'y avait trouvé encore d’autres habitations que le couvent de Saint-Nicolas et celui de Saint-Michel, archange, auquel la nouvelle fondation a emprunté son nom.
A Kholmogory commence la Dvina inférieure. A Arkhangcl, qui est sur sa rive droite, assez escarpée et élevée, le delta du fleuve prend naissance. Car, large déjà d’environ 5 verstes dans son ensemble , il se divise en une multitude de bras, et forme jusqu’à 180 îles ou îlots, dont l’une des premières , la Solombala , est une espèce de faubourg de l’active cité de l’archange. Là, il y a cinq bras principaux, mais ils se réduisent ensuite à quatre , l'un , la Kouznetchikha, se réunissant avec le bras voisin. Les autres forment les bouches ( oustiyê ) du fleuve dans le golfe de la Dvina ( Dvinskaia Gouba), premier enfoncement de la mer Blanche à gauche en entrant. Depuis la principale, Bérésofekaïa, seule praticable aux vaisseaux de la marine impériale et aux grands bâtiments du commerce, elles se suivent, de l’est à l’ouest, dans l’ordre suivant : Mourmanskala ', Poudojemskaia et Nikolskaïa. La première des trois, quoique encombrée de bas-fonds et n’offrant qu’un chenal de peu de largeur, peut encore servir à la navigation, mais à condition que les navires soient bien pilotés. Les deux autres ne livrent passage qu’aux barques légères; la dernière a son nom du couvent de Saint-Nicolas , distant de la mer de \ verstes. En avant de la bouche de Bérésof, défendue par un fort , est le banc de sable du même nom , et l’entrée même de ce bras est rétrécie par la grève accumulée. Les effets de la marée se font sentir jusqu’à une grande distance*.
1. C'ed-à-dire, la Normande. Possart, t. I, p. 28, écrit en allemand et en rii.se Mourtkanxkoié , sans doute à tort. Il ajoute à nos quatre bouches une cinquième , Moudiuskaïa.
2. Voir quelques details locaus empruntés à l'amiral Liitke, dans Miillcr, t. I , p. 368, 370.
hydrographie; hassin i>e la üvina. 49 1
La Dvina , partout navigable, déborde souvent sur celle de ses rives qui n’est pas élevée et présente alors un aspect formidable. Au commencement de mai ou à la fin d’avril , elle se dégage de la glace, et c’est un jour de fête pour les habitants de la cité marchande; à la fin d’octobre , elle est de nouveau enchaînée. Elle renferme des poissons de toute espèce , saumons , truites (y compris 1 ’omoul) et môme anguilles, genre qui manque dans le Volga et dans les fleuves de la Sibérie.
Il nous reste à dire un mot des deux derniers grands affluents de la Dvina.
La Vaga , depuis sa source dans la partie occidentale du district de Totrna , non loin du lac Koubinsk , coule droit au nord , et forme , pour ainsi dire , la corde de l’arc de cercle décrit par la Dvina supérieure ou Soukhona , sortie du même réservoir. Au-dessous de Velsk, elle atteint le gouvernement d’Arkhangel , où elle passe à Chenkoursk et a son confluent avec la Dvina à Oust-Vaga ou Ousl-Vajskaïa. Elle est navigable au moins au printemps.
La Pinéga coule du côté opposé , et son confluent est plus près de la mer ; elle ne sert guère qu’au flottage des radeaux et du bois en général. Du district de Solvytchégodsk, au nord du gouvernement de Vologda , elle entre dans celui d’Arkhangel, suivant d’abord la direction du nord-ouest et ensuite, après quelques hésitations, et surtout depuis la petite ville de Pinéga, celle de l’ouest, qui la réunit à la Dvina, dans un pays de marais très-inhospitalier et couvert de forêts de mélèzes. C’est un peu au-dessus de Kholmogory que se trouve le confluent. La Pinéga a donné son nom aux Pinéjany, population boréale dont il est quelquefois question dans l’ancienne histoire de Russie.
Bassin de l’Onéga. C’est une bande de terrain assez étroite des gouvernements d’Olonetz et d’Arkhangel , entre
le Biélo-Oséro, dont il a été question plus haut (p. 339), et YOnèjskaia Gouba, qui est le fond de la mer Blanche. Cette bande est limitée par le bassin du Volga au sud , celui de la Dvina à l’est, et ceux de la Néva et des lacs et de plusieurs rivières côtières à l’ouest.
L 'Onega elle-même est , comme il a déjà été dit ( ibid .) , lin écoulement du lac Latclia (gouvernement d’Olonetz), qui, par le Svid , est en communication avec le lac Vojé. Dans le gouvernement d’Olonelz , elle coule dans le sens du nordest ; mais sur la limite de celui d’Arkhangel, elle se retourne vers le nord-ouest pour arroser un pays désolé et presque sans habitants. Ses affluents , la Moloksa , le Kenn et la Mocha sont peu considérables. L’Onéga serait navigable presque à partir de Kargopol , petite ville de district d’origine ancienne, la seule qu’elle baigne, et peu éloignée du lac Latclia, si elle n’était obstruée de rapides et de cascades; néanmoins au printemps elle sert au flottage. Après la Dvina, c’est elle qui apporte le principal tribut à la mer Blanche , et son cours doit être de près de 500 verstes de long.
Plus à l’ouest, s’étendent quelques petits bassins côtiers dont nous nous bornerons à énumérer les cours d’eau. Ce sont d’abord , si l’on contourne à l’ouest la mer Blanche , le Vyg, écoulement du Vyg-oséro' et auquel se réunissent I’Anda et la Souma ; le Kern, sorti du lac Koutno et qui baigne la ville de district appelée Kem comme lui et située à son embouchure. Puis, en dehors de la mer Blanche , sur ta mer Glaciale, la Kola, à laquelle se réunit, près de la ville de district laponne de ce nom , dans un assez long liman , la Touloma , remarquable par une belle cascade ; plus à l’ouest, le Palzi-ioki , écoulement du lac Enaré, le Voméni et d’autres ; enfin au delà du fiord des Varèghes ou