Voir Muller, t I, p. 335. Voir aussi la note 2, p
milieu du gouvernement de Vologda , près d’Oustioug 1 ou Yéliki-Oustioug, sous 60° 80' de lat. N. Ces cours d’eau sont la Soukhona et le Ioug. Le premier est le vrai commencement de la Dvina.
Le loutj est le moindre des deux , quoiqu'il ait encore un cours de 360 verstes de longueur, si l’on compte toutes les courbes qu’il décrit; car en ligne droite, sa source est peu éloignée du confluent, du côté du sud, dans les Ouvalli. La contrée même s’appelle en russe Vokhomskoi volok , c’est-àdire portage jûu isthme de Yokhom , sans doute à cause du voisinage de la séparation des eaux entre le système de la Dvina et celui du Yolga. Devenu navigable à Nikolsk , il se renforce , plus loin , do la Lousa , qui le rejoint par la droite , et, à peu de distance de là, il se réunit à l’autre rivière, génératrice comme lui de la Dvina : c’est d’elle surtout que nous avons à nous occuper.
La Soukhona est, comme nous l'avons vu p. 340, un écoulement du lac Koubinsk, au nord de Vologda*, à l’extrémité occidentale du gouvernement, dans une contrée couverte encore d’épaisses forêts*. Elle met par conséquent le système de la Dvina en communication avec ceux du Volga et de la Néva , l’océan Glacial avec la mer Baltique. A peine sortie du lac, elle est renforcée par la rivière de Vologda, par une seconde Soukhona venant du sud , et même par une troisième. Puis elle longe pendant assez longtemps , de l’ouest à l’est , et dans le grès rouge , la ligne des Ouvalli , et elle avait aussi autrefois dans son lit des mouvements de terrain, que l’art a depuis fait disparaître. La direction du nord-est quelle suit, toujours bordée de forêts, la fait passer, par un pays faiblement habité, et pourtant fertile,
. t. Qust-Ioug , bouche du Ioug.