Voir la note précédente
3. On assure que la profondeur de la mer a été trouvée, en de certains endroits, par exemple dans la mer Pacifique, être de plus de 13,000 mètres. Dans l'Océan Altlantique , on a, en quelques endroits , trouvé le fond de la mer à la profondeur (dc 3,100 brasses. Une brasse est de cinq pieds ou de t“.6G.
LES EAUX DE LA RUSSIE
ou 50 brasses , et même à 30 , 25 et 20. C’est là le minimum de la profondeur *, en ne comptant pas , il est vrai , les bancs de sable qui existent dans la partie centrale et que les cartes marines anglaises désignent sous les noms suivants : Adlers-Grund, en avant de Bornholm; Oder Bank, Stolpe Bank, Midway Bank , Midsea Bank, en avant de Gothland; et Sando-Bank, entre l’île suédoise de Farô et Goltska Sandô.
En temps de calme, l’eau de la Baltique est plus claire que celle de l’Océan ; elle est aussi plus froide. La marée y est peu sensible.
Celte mer gèle facilement, et il lui est arrivé quelquefois, dans ses parties les plus larges, d’être entièrement couverte d’une croûte de glace. Les golfes de Bothnie et de Finlande gèlent au point de pouvoir livrer passage à des armées avec leurs parcs d’artillerie. Aussi, depuis novembre, la navigation y est arrêtée, et elle ne rouvre que vers le 15 avril ou même le 1er mai. Avec le mois d’août, les beaux jours cessent dans cette mer, alors d’une navigation pleine de périls. Les vagues en sont courtes et abruptes; les vents d’ouest et de nord-ouest y soufflent très-fréquemment et avec une extrême violence, en changeant fréquemment de direction; les navires ont de la peine à éviter les bas-fonds. *
On sait que la Baltique renferme des îles importantes , depuis celles de Seelande et de Falster , qui appartiennent
1. Il np faut que cinq brasi.es à un grand vaisseau de guerre: Il entre dans la mer avec 35 [lieds de sa hauteur, et la dépasse d'autant.
3. En louvuyaut, il arrive fréquemment aui navires de toucher le fond. De h) vient que cette mer a été peu fréquentée, avant 1854, par les flottes militaires des puissances occidentales , qui , pour rette raison , la connaissaient mal au début de la guerre actuelle. Cependant elle devient plus accessible aujourd'hui, même aux grands navires, depuis que l'emploi de l'hélice ne les met plus guère dans le cas de louvoyer. Aussi a-t-on dit que l’invention de l’hélice avait marqué une révolution en ce qui conccrue la mer Baltique.
au Danemark , jusqu’à celles d’Aland et à l’archipel d’Abo dont nous avons déjà parlé, de meme que des îles russes de Kotline , Worms , Dago ou Dagden et Œsel.
Le groupe des îles d’Aland, situé entre les côtes de Finlande et celles de Suède , séparées entre elles par une distance de 163 kilom.1 2 3, coupe, pour ainsi dire, la partie septentrionale de la Baltique, sous le nom de golfe de Bothnie , de la partie méridionale. Nous avons déjà dit que oe golfe a 590 kilom. de longueur’; sa largeur varie entre 80 et 200 kilom. ; la plus grande est entre Biœrneborg et Soderham. Les eaux libres y présentent à la sonde de 20 à 50 brasses ; près des îles , la profondeur reste souvent au-dessous de 4 brasses. Le fond a été soigneusement reconnu autour des îles Aland. Près d’elles, quatre détroits ou sunds< établissent la communication entre la mer Baltique proprement dite et le golfe de Bothnie : le plus large est le Alands- IlafT, du côté de la Suède. Dans sa partie la plus rétrécie , entre Eckerô et la côte d’üpland , il a encore plus de 50 kilom. de large’. Puis vient le Delet, qui a moins de 10 kilom. de large ; puis , en se rapprochant de la Finlande , le Lappvési, et enfin le Skiftet. La moindre largeur de ces passages encombrés d’îles est de quelques kilomètres. En plusieurs endroits, par exemple dans le voisinage d’Uleaborg et dans celui de Wasa , près du détroit de Quarken , le golfe forme des baies profondes ; sur ces deux points aussi sont de nombreux îlots formant ce qu’on appelle un skürgàrd, réunion