‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 240 sur 359 · On prononce Toméo · texte numérisé non relu

On prononce Toméo

3 Pour la délimitation politique, il faut consulter, outre le traite de 1 -•>! entre la Suède et le Danemark , celui de Fredcrikshamm , du 17 septembre 1809. la convention de Tornea, du 20 novembre 1810, et celle de Saint-Pétersbourg, d|] u mai 1826. De nouvelles négociations ont eu lieu depuis. Voir aussi Hagemeister, fl^dandt TerrUorialrergroiterung , p. 41.

Gomme le Muonio , il est encombré de rapides et de cascades qui se succèdent à de courts intervalles et quelquefois même sans interruption. Si le premier a sa belle chute d’Einnpaika, le second brille par celle de Kengis, nom d’une importante usine de fer. Ecoutons à ce sujet le rapport plein d’intérêt de F.-H. Millier. Après avoir comparé une partie du Muonio inférieur, rebelle à la navigation, aux poroghi du Dniepr et noté l’apparition des arbres à feuillage, bouleaux, saules, aunes et sorbiers, succédant aux conifères, il continue ainsi' : « Tout à coup arrive de l’ouest, se précipitant au dehors d’une sombre forêt, le grand Tornea-Elf, couvert d’écume et bondissant d’écueils en écueils. 11 est tellement resserré par les rochers que, comparé au Muonio, il n’apparaît que comme un ruisseau; mais il envahit celui-ci avec une extrême rapidité et l’absorbe jusqu’à lui enlever même son nom (67° 10' de lat. N.).» 11 traverse alors, du nord au sud, la Bothnie, c’est-à-dire le bas-pays’, anciennement nommé pays des Quaines, car la population le long de ses bords n’est pas encore suédoise, mais généralement finlandaise. Sous la latitude de 66° 32', il franchit, toujours encombré de cataractes, le cercle polaire, et atteint le bourg de Haut-Tornea, où la culture des céréales commence à s’associer à l’élève des bestiaux et à disputer le sol aux noires forêts. Vis-à-vis de l’église de cet endroit s’élève la montagne d’Avasaxa jusqu’à 226 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est célèbre parce qu’elle fut choisie en 1736, à cause de son horizon étendu , par Maupertuis et les astronomes ses collègues, pour prendre, au nom de l’Académie des sciences de Paris, la mesure d’un degré de l’équateur,

2. Bolln , comme l'allemand floden, signifie la plaine. La Bothnie se divise en deux : dn côté de la Suède , c'est la Westrobothnie , du côté de la Finlande, l'Ostrobolhnie.

afin île pouvoir constater l’aplatissement de la terre vers les pôles. On s’y rend aussi pour jouir du curieux spectacle du soleil de minuit; car vers la Saint-Jean, l’astre du jour reste visible sans interruption, quand le ciel est serein, pendant environ deux semaines. Jusqu’à la mer, le fleuve arrose une contrée belle et riante, où les villages finnois abondent, où les champs de blé alternent avec des prairies dont l'herbe est haute et touffue. Mais il résiste toujours à la navigation : au-dessous de la pittoresque cascade de Korpikyla vient encore celle de Kuckola où l’amas des eaux est tel que le bruit de la chute, médiocrement haute pourtant, retentit au loin. Enfin il arrive à Tornea (65° 50'), ville bâtie sur une île au milieu de son lit, et agréablement située. Elle n’a que 500 habitants, mais entretient néanmoins un commerce assez actif. Les navires marchands peuvent arriver jusqu’à son port, situé sur le liman du fleuve, à 8 ou 9 kilomètres de la mer*; mais ce liman malheureusement s’ensable de jour en jour, comme le golfe de Bothnie lui-mcme où il a son embouchure. La longueur totale du Tornea est de 2 à 300 kilomètres; il est poissonneux et donne lieu à une pèche au saumon très-productive.

Le Kemi-ioki, qui est plus à l’est, n’en a pas beaucoup moins. Sorti du lac de Kemi-Træsk ', il est renforcé par l’Ounnas-ioki, et coule ensuite au sud-ouest jusqu’au petit bourg de Kemi, qu’il ne faut pas confondre avec Kem ou Kémi, ville de district du gouvernement d’Arkhangel 11 est large et obstrué de cascades.

L'Ulea-Elf ou Ulea-ioki n’est pas le premier cours d’eau que l’on rencontre ensuite dans la direction du sud-est, mais c’est le plus important, malgré ses chutes, pour le

1. M. de Lindeman (Finnlami und seine Bewohner , 1855, p. 122), dit i 1 '/« mille d'Allemagne.

commerce intérieur. Écoulement de NJlea-Træsk*, il est par lui et par divers ruisseaux en communication avec beaucoup d’autres lacs jusqu’à la limite du gouvernement d’Arkhangel. Son cours, long d’environ 220 kilom., est dirigé vers le nord-ouest et aboutit à une baie du golfe de Bothnie, près d’Uleaborg, ville située à 150 verstes de Tornea, et dans le voisinage de laquelle le fleuve a sa dernière chute, celle de Merikoski.

Plus au sud est le Laj>po-ioki , qui coule dans la direction du nord-ouest et a son embouchure au-dessous du port de Ny-Karlebv, voisin de celui de lakobstad.

Le Kumo est plus au sud encore , dans le gouvernement de Wasa , ainsi qu’il a été dit à la page 343. Il sert d’écou- * lement à tout un groupe de lacs, le troisième ou quatrième en importance de la Finlande. Ces lacs sont entre Buo-wesi au nord et Tawastehus * au sud : Tammerfors est situé dans leur centre. Voici leurs noms : Næsi-iærvi , Lângelma-wesi , Pâlkàne, etc. Sorti du premier de ces lacs, non loin de Tammerfors , le Kumo coule au sud-ouest et en traverse encore un autre qui parait être le Kulo-wesi. «Cette importante rivière, dit le prince Galitsyne, toujours d'après Rein, absorbe dans son cours les petites rivières latérales qui vont s’y réunir. En outre, 171 lacs s’y écoulent. Après avoir décrit un aie de cercle et avoir franchi des rapides formidables et nombreux, le Kumo finit par gagner le golfe (de Bothnie), à une distance de 30 verstes de Biôrnehorg. »

L ’Aura-ioki , qui traverse l’ancienne capitale de la Finlande , Abo3, et arrive à la mer à l’entrée du golfe de Fin-

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