‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 247 sur 359 · Voir lé-dessus Vsévolujski, l. II, p · texte numérisé non relu

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2. D’après le calendrier de Sainl-Pétewbourg, il y a même 4G versles de la fnrleressc de Kronstadt jusque dans l’intérieur de la capitale.

3 P. 29 et 46.

cette baie , depuis l'ile , est entre le cap Lisi Noss au nord et les environs du château d’Oranienbaum au sud. Elle n’a guère que 15 à 20 verstes de largeur, et elle forme en avant des îles dépendant de Saint-Pétersbourg une espèce de rade ayant environ 3 brasses de profondeur ; plus près de la capitale, la profondeur n’est plus que de 8 pieds. Pans le port même de Kronstadt , on trouve 30 à 35 pieds d’eau, 6 à 7 brasses. Mais l’ile de Kotline est entourée , à l’exception de son extrémité sud-est, où le port et la ville ont été établis, d’un banc de sable qui n’en permet pas l’approche aux bâtiments d’un certain tirant d’eau. Du côté du nord , le maximum de la profondeur paraît être de 4 mètres ; du côté du sud, elle dépasse ce chiffre et permet aux vaisseaux de guerre de passer, mais seulement dans un chenal assez étroit et sur lequel les forts de l’ile et ceux qui sont placés en dehors d’elle sur des écueils , peuvent croiser leurs feux. Les vaisseaux qui calent plus de 5 brasses s’exposent à toucher au fond , quoiqu’on bien des endroits celui-ci soit à 9 brasses et au delà. L’extrémité occidentale , c’est-à-dire extérieure , de l’ile s’allonge en une pointe aiguë , qui se continue en mer par une lile de rochers au bout desquels s’élève le phare de Tolboukhinc.

Nous n’avons pas à nous occuper ici , où notre attention doit se restreindre , autant que possible , à l’œuvre de la nature elle-même, du système de fortifications par lequel la baie de Kronstadt et l’entrée de la Né va sont couvertes: ceci est du ressort de la topographie, qui aura son tour dans cet ouvrage.

Il sera question plus loin du climat de Saint-Pétersbourg, comme de celui des autres points principaux de la Russie : ici il ne s’agit encore que des eaux. La Néva , couverte en hiver, ainsi que la baie de Kronstadt et tout le golfe de Finlande, d’une épaisse croûte de glace, gèle ordinairement en

novembre , et la débâche arrive en avril ; rarement elle a lieu déjà en mars , cependant une fois elle s’est accomplie dès le G de ce mois.

Tel est le bassin de la Néva et des grands lacs, bassin qui est le principal point de contact entre la Russie et l'Europe centrale ou occidentale.

Avant de passer à celui de la Duna , nous devons encore mentionner tout au moins deux petits bassins côtiers , celui de la Louga et celui de la Narova et du lac Peîpous. Un mot suffira sur les deux fleuves.

La Louga, qui a sa source dans la partie occidentale du gouvernement de Novgorod , non loin du lac Ilmen , traverse celui de Saint-Pétersbourg dans toute sa largeur , en baignant les villes de Louga et de lam bourg, et en attirant à elle plusieurs rivières. Elle aboutit à une petite baie du golfe de Finlande, au nord-est de Narva.

La Narova , célèbre par sa cascade voisine de celte ville , chute peu élevée , il est vrai , mais très-large ' , n’est autre chose que l’écoulement du lac Peîpous, comme nous l’avons vu p. 347. Son cours est de 72 versles, dont 60 jusqu’à Narva, forteresse successivement illustrée par Charles XII et par Pierre-le-Grand ! et séparée par le fleuve du vieux fort d’Ivângorod; il y en a ensuite 12 de Narva à la mer. En amont de la cascade bien connue, on en trouve, jusqu’au lac, plusieurs autres assez insignifiantes, mais qui néanmoins gênent la navigation; en aval de la vieille ville suédoise, la Narova est parfaitement navigable , mais les bâtiments tirant plus de 7 pieds d’eau ne peuvent plus y entrer.

Le lac de Pskof est, comme on sait , la continuation du lac Peîpous. La Vélikaïa, qui s’y jette, après avoir arrosé une grande partie du gouvernement de Pskof, peut être regardé?

1. On lui donne une largeur de 40 mètres; la hauteur est d'environ 8 mètres.

2. Voir sur elle La Russie, la Pologne et la Finlande, p. 318-020.

comme appartenant encore au système que nous venons de décrire.

Bassin de la Duna. Il appartient à la plaine sarmatique et se compose, en outre du gouvernement de Vitebsk, qui en relève plus particulièrement, de portions de ceux de Kourlande et de Livonie, de Vilna, de Minsk, de Smolensk et de Pskof. Son point de départ est à l’extrémité occidentale du gouvernement de Tver, où il s’appuie sur le plateau de Volkhonski, et sa pente s’abaisse vers le golfe de Riga (mer Baltique)'. Les bassins qui l’environnent sont celui du Dnièpr, celui du Volga, et celui de la Neva (bassin de la Narova et du lac Peïpous, y compris la Vélikaïa). On donne au bassin de la Duna, pays lithuanien et letton en même temps que russe, une étendue de 175,000 kilom. carr.; mais nous estimons qu’il faut la réduire au-dessous de 120,000.

La Duna, que les Russes appellent Dvina occidentale , à cause de la consonnance des noms des deux fleuves1, a sa source dans le district d’Ostaschkof du gouvernement de Tver, à peu de distance des lacs Péno et Sterje1; il découle du petit lac Dvinetz. De ce pays des sources, comme nous l’appelons, jusqu'au golfe de Riga, son cours est d’une longueur d’environ 1,000 verstes. D’abord la Duna coule au

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