‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 262 sur 359 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

hydrographie; bassin du kour et de l’araxe. 537

du Bambaki et du Chouraghel , marque la frontière entre la Russie et l’empire Ottoman, s’est grossi, au-dessus de la forteresse de Goumri , de la rivière de Kars venant de la forteresse turque du même nom , et a pris alors celui d’Akhoureàn 1 2 qu’il porte à son confluent avec l’Araxe. Les ruines de l’ancienne capitale arménienne, Ani*, se voient sur la rive droite , c’est-à-dire turque , de l’Arpa-lchaï.

Quant à l’Araxe, en avançant au sud , il va baigner Nakhitchévàn, la seconde ville après Erivân, de l’Arménie russe. Entre Ourdabad et Migri , il a atteint son point le plus méridional et presque le plus méridional de toute la Russie , savoir la latitude de 38° 50' que le seul khanat de Talysch dépasse ; alors il se met à couler vers le nord-esL Là, il est encore à plus de 800 mètres au-dessus de la mer Caspienne. Mais au nord de ce point , dans la partie de la chaîne de l’Alaghæz qu’on appelle montagnes de Migri3 4 5, il fait un violent effort pour triompher des obstacles naturels qu’il rencontre , descend de ce niveau dans des chutes successives de plus de 330 mètres de profondeur, et forme ainsi ces cascades dont nous avons donné la description d’après Dubois de Montpéreux (p. 103 et suiv.). Celle de Migri est la plus importante de toutes. Depuis Ourdabad, le chemin était affreux , malgré ces grands spectacles de la nature. A Migri, on débouche dans une vallée latérale. «On se croit transporté dans un paradis , dit Dubois * : les saules avec leurs chatons *, les épines en fleurs, les vergers, les vignes plan-

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