Voir p
2. Voir son voyage par la Sibérie, dans Palla;, iïeuc Xorditche Beitràge , t. III, p. 15?.
qui est plus à l’ouest et loin du fleuve; se divise à l’infini , et arrive enfin , un peu au delà du cercle polaire , dans le vaste liman ou golfe de la mer Glaciale appelé Obskaïa Gouba <P- 94).
On donne à l’Obi une longueur totale de 3,400 kilomètres. Ses pêcheries sont très-productives et suppléent forcément à l’absence du blé, qu’on ne cultive plus au delà du 00e degré, plus même au delà du 58e, en ce qui concerne les régions encore plus orientales.
L ’Irlysch' , que nous allons décrire à son tour, rivalise avec l’Obi pour la longueur du cours, qui est de 3,300 kilom.*, et il est encore plus important que lui, parce que les pays qu’il parcourt lui - même et que parcourt surtout son principal affluent, le Tobol, sont généralement plus peuplés, fl a sa source, ou plutôt ses sources (car il en a sept)3, en dehors du territoire de la Russie , dans la chaîne de l’Altaï , sous 48° de lat. N. ; et c’est encore sur le territoire chinois que , coulant au nord - ouest en baignant le pied de cette chaîne , il entre , après une première étape de près de 300 kilom. , dans le lac Saïsàn ou Zaïsân , situé à une hauteur de 600 mètres au-dessus du niveau de la mer, bien plus élevée par conséquent que celle des lacs de Genève, de Constance* et des lacs de la Bavière méridionale; hauteur qui, toutefois, ne semble pas suffisante pour donner à un si long cours l’impulsion nécessaire. Car l’Irlysch ressort du lac, coule au nord, à travers un pays de steppes, et atteint la frontière russe, où il se trouve aussitôt entouré de hautes montagnes et reçoit à droite le Narym. Ces montagnes le font dévier
1. Les Mongols rappellent Erlchis, et de là on a dérivé lrtysch.
2. Hitler dit (I. II. p. 790) 450 milles d’AII., avec tous les détours.
3. Hitler, t. Il, p. 630 et suiv. ; 710 et suiv. ; 790 ; Humboldt, Atie centrale, t. I, p. 294 et suiv.; Muller, t. I, p. 245 et suiv.
4. D’après Hitler (t. It, p. 634), le lac de Genève est à la hauteur de 384 mètres ; celui de Constance, à la hauteur de 388 mètres.