Wraugel, t. I, p
hydrographie; bassin de LA LÉNA.
avec la Léna à Oust-Vilouisk. Au-dessous de ce confluent, la Léna passe à Jigansk , ancien chef-lieu de district, et plus bas encore, elle reçoit par la gauche la Mouna. Enfin , en approchant de la mer Glaciale , elle forme son délia et se ramifie à l’infini. De là résultent les îles de la Léna dont il a été question p. 99, et qui, en comptant tous les îlots et écueils, seraient, d’après Ilassel1, au nombre de mille. C’est au milieu d’elles que le fleuve s’épanche dans la mer.
L’Aldàn, rivière d’un long cours , entièrement comprise dans la province de Iakoutsk , district du même nom, a sa source au Stanovoï , sur les confins île la Russie et de la Daourie chinoise. Il coule au nord-est jusqu’à la grande roule qui mène de Iakoutsk à Okhotsk, où il arrive grossi de la Maïa , alllueiit de droite envoyé par le district maritime d’Okhotsk. Plus loin, l’Aldàn s’inflécliit au nord-ouest, puis, arrêté par les monts Iansk, forme un coude à l’ouest, qui le mène à la Léna, dans un pays très-accidenté, mais entouré de marécages *„ Près de ce confluent, il a une largeur d’une verste et demie. Ses affluents sont nombreux ’.
Bassins du nord-est. A l’est du bassin de la Léna ne s’étendent plus que des bassins secondaires, bornés par la chaîne de l’Aldàn dont les monts Verkho-Iansk ne sont qu’un rameau , et qui , comme on l’a vu p. 314, prend encore plusieurs autres dénominations. Là , le changement de nature qui s’est opéré dans la Sibérie est complet: les plaines cl les toundras existent comme dans la moitié occidentale , mais elles ont des bornes; il y a quelque chose à l’horizon. Le rebord méridional des bassins n’est plus à 3 ou 4,000 kilom. de la mer Glaciale, il est à moins de 2,000, de 1,500 quelquefois, et il envoie quatre ou cinq rameaux au nord jusque