Ibidem, p
très-près de la côte *. Nous ne dirons rien de plus de ces bassins, mais nous en passerons en revue les fleuves, la Iana, llndighirka, l’Alaséïa el la Kovyma ou Kolyma.
La Iana sort d’un petit lac du pays des lakoutes, au pied des monts Iansk, qui séparent son bassin de celui de la Léna et de l’Aldàn1. Son cours est de 7 à 800 kilom. , et bordé tantôt de collines tantôt de plaines où le mélèze, quoique au delà du 05° degré de lat., arrive encore à une hauteur moyenne. Après avoir reçu du renfort à gauche, la Iana passe à Verkho-lansk , ville de district de la province de Iakoutsk, à 580 verstes du chef-lieu et qui n’avait, en 1850, que 93 habitants. En Sibérie, il n’en faut pas plus pour constituer une ville, lorsqu’il s’agit d’établir quelque part le siège d’une administration. La Iana débouche dans la mer Glaciale, par cinq embouchures différentes, vis-à-vis, mais encore assez loin, de l’archipel de la Nouvelle-Sibérie5.
Nous passons la Khroma et autres petits fleuves côtiers.
h’Indighirka Ou Koli/ma ivre(zapaïa), plus à l'est et d’une longueur d’environ 1,000 kilom., est également encadrée dans les montagnes de la chaîne de l’Aldân. Ainsi que la Iana, elle appartient tout entière à la province de Iakoutsk. Sa source est dans les monts Aldàn , tout près des confins de cette province avec le district maritime d’Okhotsk. Coulant au nord, elle arrive, grossie par de nombreux affluents, à Sachiversk , autrefois ville de district , mais où il n’y a plus maintenant qu’une église et quatre ou cinq cabanes , dont l’une est la demeure du prêtre qui préside au culte dans ces contrées glacées et prêche l’évangile aux lakoutes et aux Toungouses. «Le pays autour de Sachiversk et en
1. On peut voir sur la carie de M. le baron de Wrangel à quel point ces bassins sont coupés par des montagnes. Car ce voyageur dit formellement que ce sont des montagnes, non pas des coleaui, t. I, p. 170.