Wrangel, t. I, p. 174; t. II, p
Enfin la Kolyma, ou Kovyma de Billings, coule en droite ligne, mais avec quelques sinuosités pourtant, du sud au nord , depuis le district maritime d’Okhotsk 1 jusqu’au pays des Tchouktches, auquel elle touche à son embouchure, le séparant, sur ce point, de la province de Iakoutsk, à laquelle d’ailleurs la Kolyma appartient encore tout entière (spécialement au district de Kolymsk). Très - rapide dans la partie supérieure de son cours, elle se ralentit ensuite en s’élargissant, et sa rive droite, généralement escarpée, est garnie de rochers presque perpendiculaires. On lui donne plus de
I, 500 kilom. de long. Les relais de poste se succèdent jusque sur les bords de ce fleuve arctique, qui, hantés surtout par les loups et par les troupeaux de rennes sauvages, ne sont cependant pas encore sans êtres humains. Il y a sur le fleuve trois établissements qui lui empruntent leur nom. Le principal, Sredné-Kolymsk (Kolymsk du milieu), à près de
II, 000 verstes de Saint-Pétersbourg, à plus de 2,200 de Iakoutsk , est le chef - lieu du district, avec 126 habitants ; il y a une église et treize maisons \ Les deux autres , , l’un beaucoup plus haut sur le fleuve , l’autre beaucoup plus bas , sont Verkhné-Kolymsk (le Haut Kolymsk) et Nijné-Kolymsk (le Bas Kolymsk) , pauvre village de pécheurs que le baron de Wrangel, qui nous sert de guide, a néanmoins volontairement habité pendant trois ans. Avant d’y arriver , il note ce qui suit: «Ici cesse la végétation arborescente proprement dite. Jusqu’ici nous avions trouvé fréquemment des forêts de mélèzes et de peupliers , par-ci par -là même des bouleaux , dans de belles prairies couvertes d’une herbe abondante; mais de ce point vers le nord, on ne voit plus que des broussailles devenant plus basses et plus maigres à mesure que l’on avance.» Lorsqu’elle approche de Nijné-