Voir plus haut, p. 2t. — Voir aussi la carte de Wrangel
hydrographie; bassins du nord-est.
descendant de là l’Indighirka, dit M. le baron de Wrangel', a des prairies où l’herbe est abondante, et renferme une quantité de petits lacs très-riches en poissons tels’que le sighi, le salmo cavaretus, et le tchiri qui est d’une espèce analogue. Presque toute la population se compose de lakoules qui, en été , font paître dans les grandes prairies leurs nombreuses t abouties de chevaux et leurs rares bestiaux , et font provision de foin pour l’hiver. » Or Sachiversk est au delà du 66' degré de latitude. Le même auteur continue ainsi: «A l’entrée de l’automne, ils se retirent sur les bords du fleuve et ne s’occupent plus, presque exclusivement, que de la pèche; la chasse n’est plus pour eux qu’une affaire très-subordonnée. Ceux d’entre eux qui sont dénués d’aisance, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas de bétail, ni surtout de chevaux, se sont même fixés tout à fait le long des fleuves et rivières, et s’appellent retchniyé , riverains, des cours d’eau. Ceux-ci, en guise d’animaux de trait, tiennent une grande quantité de chiens, dont ils se servent pour transporter à leurs demeures, sur de légers traîneaux, les poissons qu’ils ont pris , pour y amener du bois, etc. Comme les chiens se nourrissent seulement des déchets et des arêtes des poissons , leur entretien ne cause pas de frais, et ils sont, pour leurs maîtres, de la plus grande utilité.» A Sachiversk, l’Indighirka forme un coude vers l’ouest, puis elle coule au nord-est , mais plus loin elle reprend la direction du nord et arrive enfin à la mer Glaciale, où elle se décharge par quatre bras en formant des îles.
L ’Alaséïa, fleuve d’une longueur plus restreinte, est séparée de l’Indighirka par une arête assez élevée portant le même nom; un désert inhabité s’étend entre elles, sur un espace de SSûO verstes*. Vers son embouchure, ce fleuve a jusqu’à 300 mètres de large.