‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 284 sur 359 · Voir plus haut , p · texte numérisé non relu

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paux sont ceux de Zouroukhaïtou ou Tsouroukhaïtou* et d’Argounsk. Après un cours à peu près de même longueur que celui de l’Onôn, l’Argoun, se dirigeant perpendiculairement sur ce dernier, du sud au nord, se réunit à lui, au point où il quitte le territoire russe.

Ainsi se forme l’Amour, grand fleuve plus chinois que russe cl dont nous ne dirons plus que quelques mots , car son cours au dehors de la Russie est peu connu*. Son nom mandchou est Saghalien-ovla; son nom chinois, Helongkiang, fleuve du dragon noir. A 137 verstes de la frontière, après avoir traversé une contrée déserte bordée de montagnes de part et d’autre, il rencontre l’ancien fort d’Albasine, démantelé en 1G89. De là, il coule au sud-est vers la ville de Sakhalien-Oula-Kotôn, à peu près la seule de ces contrées; et en deçà de ce poste militaire, occupé par des troupes mandchoues, il reçoit par la gauche le Tchikiri ou Zéïa’, qui traverse une vaste solitude, où néanmoins la culture ne semble pas trouver d’obstacle insurmontable *. A son point le plus méridional , il est rejoint par le Songari ou Chingal , qui vient du sud-ouest, et, plus loin, par l’Oussouri-oula, point où la culture cesse tout à fait. Bien loin alors de la frontière russe, telle qu’elle existait depuis plus d’un siècle , il se retourne au nord afin de s’en rapprocher de nouveau à son embouchure. 11 se divise pour former des lies, se ramasse en un seul cours, se sépare encore, et s’élargit enfin de plus en plus, formant un liman

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