Riller, t. Il , p
3. D'après la carte du Dépôt général topographique de la Russie d’Asie (Pozniakof), la principale rivière serait le Silimèdi, venant du Stanovoï à la frontière russe , et la Zéïa n'en serait qu'un affluent.
4. Selon Ritler, t. II, p. 103, la Russie, si elle n’avait pas rétrocédé à la Chine le territeire de l’Amour, posséderait aujourd'hui un grenier d'abondance de plus.
. hydrographie; bassin du lac baIkal. 573
considérable, même avant de déboucher dans la baie appelée liman de l’Amour Celui-ci, comme on sait, est fermé par la grande île de Sakhalien, moitié chinoise, moitié japonaise, et l’on y arrive, du sud, par la Manche de Tatarie (baie de Castries), du nord, par la mer d’Okhotsk. Disons encore que les journaux et les rapports du chef d’une escadre anglaise qui, au printemps de 1855, a pourchassé l’escadrille russe dans ces parages, parlent d’un poste fortifié, récemment établi par les Russes sur l’Amour, à deux journées de marche en amont de son embouchure. On donne à ce poste le nom de Saint-Nicolas; mais nous ne savons encore rien de certain à son égard.
• Bassin intérieur sans pente vers la mer.
Nous avons terminé la revue des bassins penchés vers les deux principales mers dont la Russie d’Asie est baignée. Mais on se rappelle que cette immense région renferme aussi une mer intérieure : or celle-ci a son bassin à part, dont il nous reste à parler.
Bassin du lac Baïkal. C’est la partie centrale du gouvernement d’Irkoutsk, circonscrite par le Kentéï et le Khanggaï au sud, le lablonnoï à l’est, les monts Baïkaliques au nord et à l’ouest. Ce bassin communique avec celui du Iénicéï par l’Angara inférieure, et avec celui de la Léna par le Vilim. On peut lui donner environ 450,000 kilom. carr. Parmi ses cours d’eau, il a déjà été question de l’Angara supérieure et du Bargousine , mais il nous en reste encore à décrire le principal.
La Sélcnga *, rivière d’environ 560 kilomètres de long, a sa source, comme il a été dit p. 282, à l’extrémité orientale