Calendrier académique de Sainl-I’étersbouig, 1850, p
2. Voyage en Hussie, en Tarlarie et en Turquie, l. lit, p. 254.
0. Sur le climat de la Crimée, voir Pallas, Voyages dans les gouvernements tnêtidUnaux , t. Il, p. 12, 420; Description physique de la Tarn idc, p. 86 et suiv. ; Heuilly, Voyage en Crimée, p. 50 et suiv. ; Castelnau, Essai sur la nouvelle Hussie, t. Il, p. 285 et suiv.
4: Asie centrale, l. III, p. 154 et suiv., p. 330 et suiv. et p. 569 et suiv.
CUMATOLOfilK RUSSE.
hommes et aux animaux; sauf les brusques transitions, habituelles sur plusieurs points, il ne présente pas de danger sérieux. L’air est salubre; seulement dans les parties les plus orientales, il est d’une extrême sécheresse'. La Russie est le pays des constitutions robustes; ses habitants sont vigoureux, actifs, endurants, et, dans toutes les provinces, on cite des exemples remarquables de longévité. Néanmoins il y a, comme toujours, des exceptions à cette règle. Des fièvres malignes et une espèce de scorbut régnent dans la Crimée*; la Géorgie et les provinces voisines sont sujettes à diverses maladies épidémiques et endémiques3; une affection du cuir chevelu, dite plica, se répand fréquemment dans l’Oukraine et dans quelques parties de l’ancienne Pologne4; » un autre mal consistant en une forte tumeur de la peau produite par la piqûre d’un insecte imperceptible, et qui grossit et durcit avec une rapidité étonnante, est connu sous le nom de iazva *, et afflige la Sibérie méridionale, où il s’attaque aux hommes, aux chevaux et aux bestiaux; le crétinisme n’est pas rare dans la province de Iakoutsk*; enfin le choléra exerce aussi périodiquement ses ravages sur plusieurs points de l’empire7. Après tout, ce sont là des fléaux comme on en remarque dans la plupart des pays, qui ne dépassent pas de certaines limites ou dont il est possible de se préserver en prenant les précautions nécessaires, des