Erman, Heise, t. II, p
7.. Sur la peste noire, la mort noire, voir Karamzine en plusieurs endroits, et Oldekop, Sanct-Pelersburgische Zeitschrift, t. V, p. 81 et suiv.
CHAPITBE V.
maux enfin dont il ne faut pas accuser le climat de la Russie en général.
Le midi de l’empire, surtout la Transcaucasie, a quelque fois été le théâtre de tremblements de terre. Parmi les accidents atmosphériques plus communs, il faut mentionner ces vents violents, appelés bourans, qui soufflent pendant l’hiver en Sibérie, où des courants d’air chaud produisent en outre un changement de température de plus de 44 degrés. Ce vent chaud venant de l’est-sud-est, ordinairement par un ciel serein , est surtout très-fréquent à l’est de Nijniir Kolymsk, sur les rives de l’Aniui'. 11 n’y souffle que pendant vingt-quatre heures, puis le froid reprend; mais ce rapide dégel dégrade les plaques de glace dont les habitants se servent en guise de vitres et qui se détachent au moment où le thermomètre redescend jusqu’à — 40° et au delà.
La steppe taurique est sujette à ces affreuses bourrasques de neige qui sont connues sous les noms de samet et de vouga. Elles paraissent régner sur toute la côte septentrionalc de la mer Noire. Hommaire de Bell, qui s’en est occupé en plusieurs endroits de son livre , en parlant des bords du Dnièpr inférieur, les désigne par un autre nom. «Aucune expression, dit-il1, ne saurait donner une idée de ces métels ou tourmentes. Ce sont des tourbillons, des sifflements, des tempêtes si furieuses et si continues, un ciel si sinistre, des vents si désordonnés, que les ouragans de la mer n’ont rien de plus effrayant. Tantôt la neige s’élève en montagne, tantôt elle se creuse en profondes vallées, tantôt elle s’étend en vagues pressées, en larges ondulations; ou bien, elle se laisse emporter dans l’air comme un long voile blanc qui s’allonge et se replie jusqu’à ce que le vent en ait chassé devant lui les derniers lambeaux. . . On a vu des troupeaux