Voir plus haut, p
3. Voir Murchison, p. -U3. M. de Humboldt en ajoute plusieurs autres, aussi d'après M. Rose, Atie centrale, 1. 1, p. 552-55-i.
NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL
Métaux. — Dans ce qui suit, nous nous bornerons à une indication sommaire des faits naturels : tout ce qui se rattache à 1’exploilnlion, à l'industrie, doit être réservé pour la suite de cet ouvrage.
Une allusion à l’or de l’Oural semble renfermée déjà dans la fable des griffons des Arirnaspes gardant ce métal précieux dans le pays des Scythes, fable rapportée par le père de l’histoire avec sa naïve crédulité '. Une autre trace, moins antique, mais cependant ancienne aussi, se trouve dans l’annaliste russe Nestor, et se rapporte au X° siècle de notre ère *. Néanmoins tous les liions exploités encore au siècle dernier furent successivement abandonnés, et avant 1821 on n’en connaissait même pas d’autres que ceux de Bérésof (gouvernement de Tobolsk) eide Krylatof (gouvernement d’Orenbourg). En 1822, l’année qui précéda l’avénernenl au ministère des finances du comte Cancrine, de qui nous tenons ces détails’, toutes les mines d’or de la Russie ne rapportaient encore que 54 pouds ou 884 kilogr. ; à la fin de son administration, en 1 843 , elles étaient d’un rapport de 1,295 pouds ou 21,212 kilogr., c’est-à-dire d.e près de vingt fois autant , et déjà la valeur de ce rapport était de plus de 73 millions de francs*.