‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 312 sur 359 · Asie centrale, t. III, p · texte numérisé non relu

Asie centrale, t. III, p

2. Voir Pallas, Voijaijes , 1. II, p. 202 et suiv., et surtout G. Rose, ftrise , t. I, p. 202 et 397.

3. Sur les mines de cuivre de Pitkaranda, voir priuce Galitsync , La Finlande, t. I, p. 1 1 1 cl suiv.

4. La Grande-Bretagne produit 800 millions de kilogr. de fer, et la France 300 à 400 millions.

NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL

plus de 8 millions de ponds de fer. Progrès inouï'! Cette production se partage inégalement entre la couronne et les particuliers. Dans les dix années de 1 841 à 1850, les usines de la couronne ont fourni chaque année 2 millions de pouds de fonte, dont 1 million environ a été forgé. Les usines particulières fournissent 1 1 millions de ponds , dont environ 7,500,000 sont forgés. Près des quatre cinquièmes du fer employé en Russie viennent des usines de l’Oural : encore ici, c’est le gouvernement de Perm qui occupe le premier rang. Les mines les plus riches sont celles du mont RIagodath; celles qui donnent le meilleur fer, appelé starii sobol, se trouvent, dit-on, au mont Taghil. On obtient aussi beaucoup de fer aimanté. La montagne do Magnilnaïa ou de l’Aimant, dans le gouvernement d’Orenbourg, en fournit de grandes quantités. La Finlande et le gouvernement de Viatka ont également des mines de fer, et l’on tire en outre ce métal, mais en une quantité peu considérable, des marais du gouvernement d’Olonctz. Il se trouve enfin dans ceux de Vladimir, Tambof, Kalouga, Vologda et Nijnii-Novgorod.

Le plomb est répandu partout en petites quantités*; mais il est exploité en grand dans les mines de l’Altaï et dans celles de Nertchinsk , où il se trouve aussi mêlé à l’argent. On estime cette production à 700,000 kilogr. ; d’après les années 1847 et 1848, elle serait même de 54,350 pouds ou 890,000 kilogr. , ayant une valeur d’environ 450,000 francs. Elle est loin de répondre aux besoins du pays.

Une mine d'étain a été découverte à Onôn, gouvernement d'Irkoutsk , mais elle n’est pas exploitée. Cependant on tire un peu de ce métal de la Finlande.

1. Nous donnerons plus lard l’historique do ce progrès, et nous entrerons dans Ions les détails que le sqjct comporte.

2. Voir entre autres, Pallas, Voyagea en differentes provinces, t. II, p. 39U.

Le zinc se trouve en Pologne. La quantité annuellement extraite dépasse 200,000 ponds (3,270,000 kilogr.), et ou lui attribue une valeur de plus de 2 millions de francs.

Parmi les autres métaux, nous nommerons le mercure, l’antimoine et le cobalt.

Aux métaux se rattache la malachite. Cette substance a été extraite en assez grande quantité des mines de cuivre de la iamille Démidof, à Nijnii-Taghilsk, et en 1 835 on y a mis à nu une masse énorme qu’on estimait devoir peser jusqu’à 5,000 kilogr. Le morceau le plus gros connu auparavant est celui que l’on conserve à Saint-Pétersbourg, au Musée du Corps des Mines, et qui pèse 97 pouds (environ 1,600 kilogr.). A côté de celte rareté, on y voit un acrolithe trouvé dans le gouvernement de lénicéïsk, et qui a encore, après tout ce qu’on en a coupé, un volume de trois pieds cubes.

Minéraux non métalliques. — Ici le plus vaste champ s’ouvrirait aussi devant nous si nous abordions cette matière avec la curieuse investigation et avec les connaissances approfondies de l’homme spécial. Que de richesses de toute espèce n’aurions-nous pas à constater! Parmi toutes les roches (dont il a du reste déjà été question), nous aurions surtout à distinguer, avec le porphyre et la serpentine , ces beaux granités de Finlande de toutes les couleurs1 2, dont l’architecture grandiose tire un si magnifique parti et que l’on rencontre aussi dans le gouvernement d’Olonetz. Puis, nous aurions à parler du marbre de Finlande*, également de toutes les couleurs, entre autres du marbre gris cendré de Serdopol ; puis de celui de l’Oural, qui ne le cède en rien aux meilleures qualités connues. On a déjà fait mention du jaspe; mais

1. Voir sur les granités de Finlande, prince Galilsync, l. 1, p. 104. Sur les carrières de Pytarlaks, t. II, p. 376 et 390.

2. Sur les carrières de Uu^kiala , voir prince Galilsync , t. 1 , p. 77, avec un dessin. Sur Poudoje, voir plus haut, p. 338, note 3.

NATURE ET PRODUCTIONS DU SOU

nous aurions à nous occuper en outre de l’ albâtre , que fournit la même chaîne méridienne, et qui se trouve aussi près de Mourom; déplus, de l'ami mite, de la terre à porcelaine et à foulon, de l'ardoise, du plâtre, etc., etc. Il serait naturel de dire un mot de ce beau lapis lazuli trouvé en Sibérie et qu’il ne faut pas confondre avec l'azur de cuivre, très-fréquent dans les mines de l’Oural. Au cristal de roche nous opposerions le verre de Russie ou mica, qui , fendu en lames grandes quelquefois d’un pied carré, sert de vitres dans les contrées hyperboréennes. Après le soufre, nous nommerions le naphle' et le pétrole, trèscommuns dans la Transcaucasie, et nous ne pourrions même pas passer sous silence le succin, matière plutôt végétale , qu’on ne recueille pas seulement sur les côtes de la mer Baltique, mais aussi dans les forêts de la Lithuanie. Enfin nous emprunterions à M. de Humboldt* quelques observations sur le diamant, dont la présence sur le versant européen de l’Oural fut affirmée en 1829, depuis niée, mais constatée de nouveau d’une manière positive. D’autres pierres précieuses sont le béril ou aigue-marine, l'émeraude, l’améthyste s, le grenat, la topaze, etc. En 1828, on a trouvé dans l’Oural, aux environs de Catherinebourg, un béril de couleur verte très-pure, pesant, selon les poids russes, 0 livres, 11 zololniks, et long de 5'/, verchoks, épais île fi '/, verchoks. Une véritable rareté est l’aiguemarine découverte, en 1827, à Mourzinskaia dans l’Oural, et dont le poids est de 11 livres, la valeur de 150,000 roubles. Il s’en trouve aussi de très-belles aux environs de Nerlcbinsk. Ajoutons quelques espèces' moins précieuses,

1. Voirie Périple d’Eiduvald, t. 1, p. 305, 3 1 U ; Mouravief, Voyage à Khi va, p. 47, etc.

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