Erman , Archiv , t. Il, 1842, p
4. On la trouve dans les ouvrages de Possart, t. I, p. 84-00, et de Uassel , Rnssie d'Europe, p. 30; Russie d'Asie, p. 146rl48.
NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL
l’occident de l’Europe. La principale source , dont les eaux sulfureuses ont, selon M. Koch, une chaleur de 58 degrés Réaumur est la source d’Alexandra, ainsi nommée en l’honneur de S. M. l’impératrice, épouse, aujourd’hui veuve, de Nicolas Pavlovitch. Beaucoup d’autres, les unes ferrugineuses, les autres alcalines, sont répandues sur la plupart des hauteurs qui entourent Piatigorsk. L’eau est bue beaucoup plus qu’elle ne sert pour des bains. Près de la source d’Alexandra, un vaste établissement offre aux visiteurs toutes les facilités nécessaires à leur traitement. A quelque distance de là s’est formée une ville toute moderne et toute régulière, composée, d’après la description d’Hommaire de Hcll, de deux lignes d’élégantes habitations , s’appuyant sur le roc vif et faisant face à une promenade ornée de beaux arbres et de « canapés, » Les établissements de bains dépendent de la couronne , mais il y a en outre un immense hôtel pour les étrangers. «Piatigorsk, dit l’épouse du voyageur, est moins Une ville qu’une réunion de délicieuses maisons de campagne, habitées pendant quelques mois par une aristocratie riche et puissante. Tout y est coquet , tout y porte le cachet du luxe dont les Russes nobles donnent partout le spectacle.»
A quarante verstes de là vers le sud-ouest, dans l’intérieur des montagnes , est Kislovodsk , ainsi appelé de ses eaux acidulés qui jouissent aussi d’une grande renommée. Plus à l’est , sont les sources thermales du Térek , au pied des dernières escarpes de la chaîne et au sud du fleuve : leurs eaux ne paraissent pas atteindre plus de 10 ou 12 degrés Réaumur. Ces sources sont celle de Saint-Pierre examinée
1. Ileise, t. Il, p. 517. Ilomniaire (Les steppe* île la mer Caspienne, t. Il, p. 194) parle seulement de 38 degrés, mais les détails dans lesquels entre M. Koch, nous déterminent à nous en rapporter plutôt .1 lui : ce peut être d'ailleurs, cbei Hommairc, une faute d’impression. Voir ce dernier, p. 192-200, et plus haut, p. 103, la note.
CHAPITilE VU
déjà en 1717, celle de Sainte-Catherine, la plus abondante des quatre, celle de Saint-Paul et celle de Sainte-Marie.
Serghiefsk , autre lieu de bains , situé dans le gouverne*ment d’Orenbourg, à 280 verstes au sud-est de Kasan, ne peut pas se comparer à Pialigorsk , au point de vue des établissements et du comforl de la vie*. C’est, à vrai dire, un campement, une colonie, qui s’improvise tous les ans sur les rives du Sourgout, affluent duSok, plutôt qu’une espèce de ville pourvue des agréments qu’exigent les malades et les autres voyageurs. Les sources principales sont au nombre de cinq : elles sont acidulés et sulfureuses , et M. Erdmann les déclare efficaces dans un grand nombre tic maladies. Aussi sont-elles assez fréquentées.
On visite aussi beaucoup celles des environs de Sarepta , très-abondantes , et en partie acides , en partie amères *.
On cite en outre la source de Lipelsk , dans le gouvernement de Tambof. Puis, en Asie, des eaux thermales aux environs du lac lîaïkal , gouvernement d’Irkoutsk , entre autres celles de Bargousine. Enfin des sources chaudes dans la presqu’île de Kamtchatka, dans les îles Kouriles et les îles Aléoutiennes*.
«••«ne végétal,
La richesse végétale de la Russie consiste avant tout en grains et en bois: avec les herbes des pâturages, avec les
1. Voir la visite qu'v a faite le professeur Erdmann, Ueilrâge, t. Il, p. 1 -23. Ce médecin nous donne aussi l'analyse des eaux de Serghiefsk. t’allas avait déjà fait une mention particulière des sources sulfureuses prés du Sourgout. Voyage*, t. I, p. ICI- 107. — Ajoutons ici qu'on attribue aussi de grandes vertus curatives à la vase du lar de Sak, cii Crimée, et à d'autres bains limoneux.