VVrangel, t. I , p. H
élevés. Le souhak en Oukraine, qu’on a voulu faire passer» pour une espèce de licorne, ressemble à la chèvre sauvage de même que le touri ou bouquetin du Caucase, en géorgien djik'houi, et que les zoologistes appellent capra cancasica, ou encore capra ibex. Il est grand comme un cerf. Dubois, qui nous le décrit1, parle, à la même occasion, du chamois du Caucase ( rupicapra ), qui, dit-il, ne diflere guère ni d’habitudes ni de taille de celui de la Suisse , et ajoute ensuite : «Une troisième espèce de chèvre sauvage grimpe, comme le touri et le chamois, sur les plus hautes montagnes, sans cependant craindre les plateaux inférieurs. Les naturalistes modernes la connaissent sous le nom de capra œgagrus, dont ils font descendre l’espèce de nos chèvres domestiques.» Elle ressemble parfaitement à cellesci, excepté peut-être qu’elle est plus grande; ses cornes sont très-longues, dressées sur son front et recourbées en arrière.
Les porcs sont élevés dans un grand nombre de gouvernements du centre, de l’ouest et du nord; les soies forment un objet d’exportation assez important.
Le renne, comme on sait, est l'animal domestique des Lapons, des Ostiaks, des Toungouses, des Samoïèdes, des Tchouktchi, etc. Ils en ont des troupeaux nombreux et l’emploient comme bête de trait et bête de somme \ Dans le seul gouvernement d’Arkhangel, on en comptait, en 1846, plus de 250,000 têtes, ce qui semble attester qu’il doit en exister en tout plus d’un million, surtout si l’on compte aussi les rennes sauvages, auxquels on fait fréquemment la chasse en Sibérie1. On sait que toute la nourriture de ce précieux animal