Der pçdoUsch-volht/nitche Granilnig
ASPECT GÉNÉRAL
Don jusqu’à la ligne d’Iékalérinoslaf. Entre celte ligne et le Donetz domine une montagne de houille, soulevée et transformée par la voie vulcanique. Au sud - est de Smiyef , et autour du confluent de l’Oskol avec le Donetz, se montrent aussi très - positivement des couches jurassiques qui rappellent faiblement le développement des formations jurassiques de l’intérieur de la Russie. Toutes ces couches sont relevées jusqu’à former un angle d’environ 45° d’ouverture. Sur les points des bords du Donetz où les couches jurassiques se développent , la craie franchit la rive droite et* couvre les formations plus anciennes jusque vers la Samara. s Plus loin , le voyageur ajoute : «Au lieu de la plaine fertile, on voit ici une vaste étendue stérile , traversée par de basses éminences sableuses qui , dans la direction du sud , se transforment insensiblement en steppe saline. La végétation arborescente n’a pas de chance ici ; néanmoins , sur les points les plus favorisés , la plaine est interrompue par des broussailles basses, presque impénétrables et hautes de deux à trois pieds , dans lesquelles dominent les espèces de cytise, surtout le cylistis supinus , les carragans et les cerises naines'. Assez souvent se présentent des plantes qui , comme la daphue allaicu, sont ici à leur limite occidentale. La flore des steppes allaïques paraît envoyer jusque dans ces contrées ses derniers émissaires, de même que la faune (le règne animal) des steppes asiatiques s’étend par toute la Russie méridionale jusqu’en Crimée. Les espaces sans broussailles sont couverts d’euphorbes , eupliorbia gerardiana et eupliorbia procera, dont les derniers sont employés par les Kosaks contre la rage des chiens. Sous ces végétaux s’étale un épais gazon de thymus angttstifolius.i Développant l’idée de l’influence de l’Asie sur la Russie, M. Blusius, après avoir fait connaître les animaux de la steppe,