‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 73 sur 359 · Asie centrale, t. II, p · texte numérisé non relu

Asie centrale, t. II, p

ASPECT GÉNÉRAL

lités du terrain » Mais il ne manque pas d’ajouter aussi

l’observation suivante : «Dans le centre de b steppe, entre les montagnes de Karkaraly et l’extrémité orientale de la longue chaîne des Ildighis , il y a un espace de cinq degrés en longitude qui parait presque dépourvu de surgissements. C’est dans cet intervalle que se trouvent cependant placées les sources de richim, allluent de l’irtysch, un peu au nord de la Grande Noura qui, après de longs circuits, se perd dans le lac Khourkhaldjine1. Un des affluents de l'ichim, le Tercekan, a sa source dans les monts Ildighis même.» Ne négligeons pas, enfin, le renseignement qui suit presque immédiatement : «Si, comme il est probable, les Ildighis sont liés aux monts Oulou-tagh, cette chaîne occuperait, dans la direction E. 0., plus de trois degrés de longitude. Au delà de l’Oulou-tagh, plus loin vers l’ouest, commence la grande dépression du système hydraulique très-compliqué des fleuves Tourgaï*. C’est le sillon par lequel jadis peut-être les eaux de l’Aral communiquaient avec la mer Glaciale’, sillon qui, dirigé S. S. O.-N. N. E., a plus de cinquante lieues de largeur. »

Au nord de la steppe des Kirghises-Kaïssaks est celle de l'ichim, sur les deux rives de cet affluent de l’Irtysch, et dans le gouvernement de Toholsk (district d’Ichim*). C’est une grande plaine sans minéraux , parsemée de bouquets d’arbres et de lacs salés , imprégnée de sel , mais offrant néanmoins de bons pâturages. Elle se continue à l’est par la steppe de l’irtysch ", et do l’autre côté de cette grande rivière, vers le

1 . Voir la carie Tarait oder Türki.itan de l'Allas de MM. Ch. Riller et Kiepert, où l'on écrit Kurgaldjin (Kourgaldjinc).

2. Kara - Tourgaï , Mokour - Tourgaï , etc. Voir l’Atlas de Ch. Ritter cl H. Kiepert.

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