CHAPITRE PREMIER
8000 kilom. , et celles de la mer Glaciale arctique un développement même de 10,000. Total du périmètre, 36,618 kilom., dont 15,700 kilom. regardent les terres, et 20,918 les mers.
Quant aux contrées limitrophes , elles sont : depuis la presqu’île de Manghischlak, terminée, sur la mer Caspienne, par le cap Tup Karaghân , jusqu’au Syr-Daria, tout à l’entour de la mer d’Aral, le klianat de Khiva, au sud du territoire de la petite horde des Kirghises-Kaîssaks ; puis le klianat de Khokand (car la pointe septentrionale de celui de Boukhara n’arrive pas tout à fait jusqu’à la frontière russe1 2 3). Le klianat de Khokand longe le territoire des Kirghises-Kaîssaks de la horde moyenne et de la grande horde, dans un espace de près de 1300 kilomètres. Les confins avec Khiva peuvent avoir la même longueur. La Russie aurait donc, du côté du Turkestan , une frontière de 2600 kilomètres. Laissant en dehors le lac Balkasch, elle s’arrête sur le lac Tuzekul ou Issyk-kul, que les Mongols appellent Timourtou-Noor , et qui est entouré de la grande chaîne du Thiân-chân. Là commence la frontière chinoise. D’abord ce sont le klianat de Kaschgar et laDzoungarie ou le Turkeslan oriental, puis la Mongolie et enfin la Mandchourie*, qui est le bassin de l’Amour.
Tels sont les contours de la masse principale.
De celle-ci est séparée Y Amérique russe * par l’océan Pacifique et le détroit de Bering. Elle s’étend entre 54°40' et 71°23'31" de lat. N. , et entre 190° et 228° de longitude à
1 . Voir la carte Tnran oâer Türkistan de Ch. Rider et II. Kiepert.
2. Nous avons devant nous les cartes de Ch. Rilter et 0’Elr.el ; mais il faut convenir qu’il y règne peu de clarté relativement & cette frontière.
3. La traversée de Sitkha ( Amérique ) à Okhotsk dure de trente i trente-cinq jours. Le bateau i vapeur qui dessert la poste n’en met cependant que vingt , bien qu’il s’arrête à onze stations.
DIMENSIONS ET CONTOURS
l’est de Paris 1 (ou entre 1 32° et 1 70° de long, occid.). Elle est bornée au nord par la mer Glaciale arctique ; à l’ouest, par la mer des Castors ou mer de Bering; au sud, par le grand océan Pacifique; à l’est, par les possessions britanniques. Du côté du sud, la largeur de celte région, depuis la mer, n’est que d’une cinquantaine de kilomètres, mais au delà du 00e degré de latitude, elle augmente au point de dépasser 1300 kilom. entre le cap Roumantsof, et le territoire britannique. Du nord au sud, c’est-à-dire de la pointe d’Elsons ou de Barrow (qui est le cap le plus septentrional de l'Amérique du Nord) à l’ile du Prince de Galles, la distance est d’environ 1850 kilomètres.
De l’Amérique russe , comme de la masse principale , se détachent ensuite un grand nombre d’iles. En nous occupant successivement de ces parties séparées du territoire, nous les classerons suivant les parties du monde.
lien ruMoe*.
D'abord les iles appartenant à l’Amérique.
Le plus près du détroit de Bering est l’ile de Nounivok ou Nounivak , peu distante de la côte.
Les îles Aléoutiennes, découvertes en 1741 par Bering, sont sous 50° à 50° de lat. N. , et sous 102° à 184° de long, occid. Elles ügurenl un arc de cercle, en prolongeant, pour ainsi dire, vers le Kamtchatka, en Asie, la longue et étroite presqu’île américaine d’Alaska1, et sont au nombre de plus de soixante ou même de cent, en comptant les plus petites comme les autres. On les divise en iles des Renards , les
1 . La ligne principale de démarcation, du côté des possessions de la Compagnie britannique de la baie d'Hudson ne dépasse pas le 217e degré de long, or., mais du côté du sud „ depuis la lat. du 60e degré, cette ligne s'avance vers l'est et arrive ainsi jusqu’au 228' degré de lat. or., aux environs du 55' de lat. N.