Voir pins haut, p
3. Voir l'Atias de Ch. Rilter et O'EUe! , Aorte eon Hachasitn , n° 2.
ASPECT GÉNÉRAL; OROGRAPHIE
ni
Suisse saxonne. Ce n’est partout que de la terre d’alluvion ; mais sur ces monticules gisent çà et là des débris granitiques. Les monticules ne s’élèvent que d’environ (10 mètres au-dessus du sol d’alentour; toutefois ce sol lui -même fait partie d’un plateau fort élevé, du moins, au point de vue de la Russie, et qui détermine le partage des eaux , non pas entre le nord et le sud, mais entre le nord-ouest et le sud-est, la mer Baltique et la mer Caspienne. Ce plateau s’élève doucement de tontes parts; la pente est presque insensible quand on quitte Valdaï : que l’on s’avance vers le nord, dans la direction de Krestzi, ou vers le sud , dans la direction de Vysclinii-Volôtchok , le pays s’abaisse si lentement qu’on ne sc figure pas un instant d’ètre ailleurs que dans la plaine. Le diamètre du plateau du nordouest au sud-est, c’est-à-dire, des bords du lac llmcn, au sud de Novgorod , jusqu’au delà de Tver, est d’environ 370kilom. Il règne encore de l’incertitude au snjet de la hauteur. Tandis que Parrot parle de 1000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et M. Erman même de 1150, M. de Humboldtdil que la partie septentrionale du plateau , au delà de Nova'ia - Ijilza , lui a paru avoir au plus 110 toises (220 mètres), et le point culminant de Popova Gora (Montagne du Pope), 132 toises au - dessus du niveau de la mer*. Il est vrai que la Popova Gora n’est pas réellement le point culminant du plateau: c’est une autre colline entre Valdaï et Ostaschkof, plus au sud. D’après les mesures barométriques de MM. de Helmersen cl le comte Kavserling, le point culminant atteint de 170 à 180 toises, ainsi, au maximum, 300 mètres ou 1080 pieds audessus du niveau de la mer. D’après un nivellement fait par MM. Hess et llelmersen , les sources du Volga, qui sont sur ce plateau, près d’Ostaschkof, et lui donnent son nom, n’ont pas, un peu à l’ouest du lac Séligher, .plus de 140 toises d’élé-
t. Parrot, Rei.ie mm Ararat , I. I , p. 8; Erman, Write um die Eide, llistortscher Bericht, I. I, p. 143; Humboldt , Asie centrale, I. I, p. 75.
vation absolue. On le voit, il s’agit de toutes manières de proportions fort modestes , mais qui néanmoins comptent pour quelque chose dans une contrée basse et plate. « Ce plateau , peu élevé, dit M. Millier1, qu’on a souvent pris pour une chaîne de montagnes, n’est ainsi, à vrai dire, qu’à la moitié de la hauteur des vastes plaines bavaroises sur le Danube supérieur, lesquelles, par leur climat froid et boréal, font penser davantage à un paysage de montagnes. Néanmoins, ce bas plateau constitue la forme naturelle dominante dans les vastes plaines sarmatiques, et le vrai centre, par le développement des grands systèmes fluviaux de l’Europe orientale qui en émane, il forme en outre une grande limite naturelle entre la partie ballique et la partie pontique et Caspienne de ces systèmes ; car c’était déjà pour Pallas un sujet d'étonnement, que la lande unie et ouverte autour de Vyschnii- Volotchok, sur le haut de ce plateau, fût couverte d’innombrables pyrites de couleur jaune , grise ou blanchâtre , généralement fendus en forme de dé.» Voici textuellement l’observation de Pallas à ce sujet : »Une chose digne de remarque, dit-il, c’est que ces pétrifications sont aussi rares au nord des monts Valdaï qu’elles sont abondantes au midi de ces mêmes montagnes et dans toutes les contrées situées le long de l’Oka et du Volga. C’est le contraire pour les cailloux graniteux , qu’on trouve en si grand nombre dans la partie septentrionale, et qui disparaissent
t . Il est question ici, comme (tans plusieurs citations antérieures , de Ferdinand- Henri Muller, et non de l'académicien Gerhard-Frédéric Muller, un des plus grands russologues , mort en 1785, auteur de la Sammlung, également déjà souvent citée. Mais le second en date de ces Muller est digne de son illustre devancier. Son livre Der ügrischr Volksntamm , dont le premier volume a paru à Berlin en 1837, le second en 1839, est un ouvrage capital, fruit d'une lecture immense, et rempli de vues aussi intéressantes que neuves. Si, comme la préface du t. Il le donne à penser, cet ouvrage n'a trouvé que de l'indifférence près du public savant, c’est que ce public n’est pas toujours à la hauteur de l'épithète. Pour notre part , nous remercions vivement l'auteur do l’instruction solide que nous avons puisée dans ses deux volumes. Notre citation actuelle se rapporte au l. H, p. 10.
ASPECT général; orographie. 173
presque entièrement dans la partie méridionale'.» Ces «monts Valdai» sont, comme il a été dit, formés d’alluvions argileuses et calcaires , mêlées de stratifications schisteuses * ; ils semblent être l’effet de quelque grand mouvement neptunien.
Ce plateau envoie des émissaires au sud et au nord. Celui qui touche à Volokolamsk , au nord de Tver , semble se continuer jusqu’à Moscou et former les charmants côleaux qui entourent cette capitale, bâtie elle-même sur un terrain accidenté à l’est et au nord. A l’ouest du plateau, l’émissaire ou rameau qui se remarque à Toropetz (gouvernement de Pskof), se continue , par opposition , dans la direction du nord-est.
Ce que d’anciens géographes appellent forêt de Volkhonski, sur les confins des gouvernements de Tver , de Pskof et de Smolensk , n’est autre chose que le bord occidental du plateau, sans doute identique avec le nions Alaunus de Ptolémée*. C’est Nestor qui , le premier , a employé cette dénomination. Toutefois, il n’est pas certain que le vieux annaliste ait écrit Volkhonskot Bar, et non Volkhofskoï Bor , ce qui rappellerait le Volkhof ou le Volga.
Outre les hauteurs de Valdaï , la Russie d’Europe n’a de montagnes qu’à ses extrémités*, du côté du nord -ouest, les