Voyage», t. I , p
2. Gmelin, le jeune ( Reiae (lunch RuaaDmd tur [inlerauchung der drci Saturrciche , in den Jahrcn 1708 bit 1774, Saint-Pétersbourg , 1770, in-4° , t. I, p. 4 ol suiv.), et Kalk ( Beitrage tur topographiachen Kenntniaa von Ruaa- Innd, t. I, p. 51), les qualifient de même; ils les désignent expressément comme H uligebirge, montagnes sédimcntaircs. Voir aussi GüldenstSdt, Reiaen durcit ItussUind und im kaukaaiachen Gebirge , t. Il, p. 4G7. — M. Blasius, nomme on l'a vu p. 110, dit qu'au nord des hauteurs de Valdai le pays prend le caractère boréal (Reiae , etc., t. Il, p. 306). •
3. III, 5, 15. Voir plus haut, p. 110, et Muller, Der l'griarhe Volkaalamm , t. Il, p. B. Nous ne comprenons pas bien les explications données, avec une brièveté parcimonieuse, par M. Forbiger, dans son excellent ouvrage , fUmdbuch der allen Geugraphic, t. III, p. 1113, sur le inont Alaunus.
4. Voir toutefois ce que nous avons dit plus haut, p. 110 et IBS, des différents mouvements de terrain dans l'intérieur.
CIIAPITBE III.
monts Scandinaves ; au sud-ouest , les monts Karpathes ; à l’est , les monts Ourals ; au sud , les monts de la Iaila de Crimée et le Caucase.
Monts Scandinaves. — Le Kiœlen, si pittoresquement décrit par M. F.-H. Millier, surtout d’après Léopold de Buch*, mérite certainement le nom de montagnes. C’est une chaîne formidable qui, d’abord sous forme de plateau, puis en une suite de sommets et avec une nature tout alpestre, s’avance depuis le 58° degré de latitude N. .jusqu’au 70e , et forme, par conséquent, une ligne ayant plus de 1400 kilom. de long, et qui divise en deux portions la presqu'île Scandinave. A peu de distance du cap Nord, sur la rivière d’Allen (Alten-Elf), dont la source est sur les contins de la Suède , de la Norvège et de la Finlande, cette chaîne, formée de granité et de gneiss, élève encore quelques-uns de ses sommets neigeux jusqu’à la hauteur de plus de mille mètres. Le Lyngen , qui en est l’extrémité et forme le Lvngenfiord au hord de la mer polaire , sous le 69e degré de latitude, renferme de véritables glaciers. « La chaîne gigantesque de Lyngen , dit Muller , arrive , dans ses sommités les plus hautes, jusqu’à 4000 pieds; car pour foi-mer des glaciers si considérables et que L. de Buch compare à ceux du Mont-Blanc dans la vallée de Chamouny, il faut que ces roches dépassent de beaucoup la limite de la neige éternelle , qui est ici encore à la hauteur de 0000 pieds*. Ce sont les
1. Millier, lier l grixche Volltsitamm , l. I, p. 418 el suiv.; L. de Buch , licite durci) Xorwegcn un d Lapplund . t. Il, p. I 2. Ici, comme dans plusieurs autres parties de son livre, Millier, par l'élude exacte de la configuration du sul et de tous les accidents naturels, se montre le digue élève du grand géographe Ch. Hitler, à la science duquel il joint la îucidilé et l’ordre dans la disposition des matières. — Le Finlandais Hein (Siatistischc Dartlellung des Grasxfiirxtentliuinx Finnland , p. 7 J n’a su mieux faire, |>our les montagnes, que de reproduire les données de Muller.
2. Car le climat est là, autour d’Alteugaard e( de Hammcrfest , presque doux, en comparaison de ce qu’il est plus à l’est s»us la même latitude. Voir Muller, p. 424, 429 et suiv.
aspect général; orographie.
montagnes les plus hautes que l’on trouve , dans l’ancien monde, en de telles masses et sous celte latitude géographique.»
Mais ces montagnes, à vrai dire, et malgré tout ce qu’on lit dans certaines géographies , ne pénètrent pas en Finlande , c’est- à r dire, sur le territoire de la monarchie Russe. Cette contrée, presque polaire, est plutôt un pays de lacs qu’un pays de montagnes : aussi l’illustre Schlœzer l’a-t-il surnommée le Canada européen. «Toute la Finlande, dans le sens le plus étendu, dit encore Müller, se forme d’une masse montagneuse puissante, mais composée seulement de plateaux granitiques ou de débris granitiques peu élevés et remplis de nombreux bassins maritimes, recouverts de marécages et de masses limoneuses étendues '. Presque la moitié de cet espace consiste en eaux , car un coup d’œil jeté sur sa superficie fait voir , sur ce sol sauvagement déchiré , un réseau singulier de lacs grands et petits , groupés entre eux de la manière la plus variée et unis les uns aux autres , puis aussi séparés entre eux par des écueils ( skœres ) de granité inabordables ou par d’énormes blocs de gran|te fracassé. Mais , malgré cette présence de rocs primitifs, nuile part ne se montre une formation de montagnes déterminée, en chaînes et en rameaux particuliers, pas plus qu’il n’y a ici un vrai développement de fleuves , malgré celte grande richesse en cours d’eau et en lacs. On assure* que nulle part les rochers de la Finlande ne dépassent la hauteurde 1Ü00 pieds , tandis que sa base parait former un plateau de granité peu élévéet seulement de ,’j à 4 et 500 pieds de hauteur’.»
Ainsi, ce qui pénètre dans la Finlande, c’est moins une
1. Nur niedrige, /tache Granitplatten und Granitgexchiebe bildende Gebirgsmasse , welche mit tahlreiclien Seebeçken erfullt und mit ausgedehntcn Sumpf- und Schlamm- Maesen ùberlagert i*l. P. 460.
ï. Fréd. Schouw, .Saturgemàlde von Europa , p. 17 , Tableau naturel de l'Europe, édition allemande. L’original de ce livre qui est un véritable traité de géographie botanique, a été écrit en danois ( 1 808).