‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 91 sur 359 · Asie centrale, t. 1, p · texte numérisé non relu

Asie centrale, t. 1, p

il est en outre flanqué d’un soulèvement accessoire , espèce d’appendice de la chaîne principale et qui la prolonge , dans la direction du sud-ouest, jusque vers le Volga ; cet appendice, dont nous parlerons plus loin, porte le nom tïObtchlchéi Si/rt.

C’est un peu au sud du fleuve Oural, aux environs du fort de Gouberlinsk, non loin d’Orskaïa ou Orsk (à l’ extrémité sud-est du gouvernement d’Orenbourg), que la vraie chaîne prend naissance, sous 50° 40' de lat. N. Comme elle se prolonge de là jusqu’au fleuve boréal de Kara, vers le 70e degré, elle a par conséquent une longueur de près de vingt degrés de latitude ou de plus de 2,000 kilomètres. Sa largeur , très- variable, est tantôt de 10 à 12 ou d’une vingtaine de kilomètres seulement , tantôt de 120 et même de plus de 200. La moindre largeur est du côté du nord ; la plus forte , dans le pays des Basehkirs , dont Oufa est l’ancienne capitale, sous le 54e degré de latitude. D’après Müller *, toute la masse de ces montagnes couvre une étendue d’environ 400,000 kilom. carrés , ou quatre cinquièmes de la superficie de la

1. M. Ferdinand-Henri Müller (Der Vgrische Vulksslainm , t. I, p. 16-215), sera, avec l’allas et les autres voyageurs russes, notre principal guide dans la description de l’Oural. M. de Ilumkoldl, qui a visité cette chaiue, donne moins de détails, quelque remarquable que soit d’ailleurs son travail (Asie centrale, 1. 1, p. 412-545). — Puis il faut citer, parmi les ouvrages capitaux, le suivant qui est de M. G. Rose, quoique trois voyageurs soient nommés sur le titre : lleise nach lient Vrai, dent Allai und dem kaspischen ileere, von A. t>. Humboldl , G. Ehrenberg und G. Ilote, Berlin, 1837-1812, 2 vol. in-8°, avec planches et cartes; Kupffer, Voyage dans l’Oural, 1833; et Murdiison, Ceulugie des europats chen Husslands und des Vrais (édition allemande de M. G.. Leonbard fils), p. 355-492. — Ou fera bien aussi de consulter les Voyages de Lépékhine , de M. Erdmann et de M. Eruian, et les travaux géognostiques de M. le professeur Cbourofski, ainsi que ceux de MM. Hoffmann et de Helmerscn ( Geognoslische Vntersuchungen des Süd-Vralgebirges , Berlin, 1831, in-8°, avec carte). Longtemps avant eux, toutefois, llermiann avait ouvert, d’une manière sérieuse, cette branche d’études dans son livre Mineralogische Betchreibung des Vralischen Engehirges , Slettin , 1789, 2 vol. in-8°.

ASPECT GÉNÉRAI. ; OROGRAPHIE

France; el si l’on voulait tenir compte de toute la région qui dépend de la direction des mines et usines métallurgiques de l’Oural , on trouverait même une étendue de plus d’un . million de kilom. carr. , par conséquent double de celle de la France.

Relativement à (a longueur de la chaîne, nous devons noter encore quelques variantes. D’abord, le plus ou le moins dépend delà direction que l’on prend, savoir, en suivant l’axe de la chaîne, ou en s’éloignant de cet axe. Puis, dans certains systèmes , on la prolonge, tant vers le nord que vers le sud. En regardant l’Obchtchéï-Syrl comme en étant la continuation, on lui donne naturellement un allongement considérable. D’un autre côté, MM. Eversmann et Hclmersen signalent les monts Mougod - iars aux environs de l’Aïrougtagh, dans la steppe des Kirghises, comme étant la véritable extrémité méridionale de l’Oural. Ils réunissent ainsi le plateau ou nœud de Gouberlinsk à l’intumescence de l’Ousl- Ourt, sur l’istlune des Troukhmèncs. En effet, comme l’aflirmc aussi M. de Ilumboldl1, c’est depuis là que commencent à paraître les roches dioritiques et porphvriques qui brisent les schistes talqueux et chloritiques, et caractérisent ainsi l’Oural russe. D’un autre côté, l’ile de Vaïgalch, et môme celle de Novaîa Zemlia, ne paraissent être que d’énormes débris des roches calcaires par lesquels l’Oural , au nord, arrive jusqu’à la mer; et, sur ce fondement, on a cru pouvoir dire que ces îles étaient une continuation maritime de l’Oural. En conséquence de tout cela, voici de quelle manière M. de Ilumboldl 1 définit ce dernier. : j C’est une chaîne méridienne presque entièrement isolée, et continue sur une longueur de plus de 700 lieues (de 20 au degré

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