X. A»ie centrale , t. I , p. 474 et suiv
ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE
vertes de terre alluviale , de marne , d’argile , etc. ; que ces alluvions renferment de l’or dans une étendue de près de dix-sept degrés de latitude, et qu’en outre on y trouve beaucoup d’autres métaux, ainsi que des pierres précieuses de toute espèce, y compris les diamants'.
Depuis la chaîne de l’Oural , le pays descend par terrasses, très-doucement du côté de l’Europe jusqu’au Volga, un peu plus rapidement , mais à une moindre profondeur, du côté de l’Asie. Le soulèvement est le plus apparent au sud , du côté de la steppe des Kirghises.
Aucun voyageur n’a trouvé à cette chaîne si longue et si fameuse un aspect digne de sa réputation. Tout au contraire , en franchissant les passages peu élevés de Rilimbaiefsk et de Iléchéty , dit M. Erman 1 , on ne peut se défendre d’un sentiment dédaigneux pour les monts Ourals , et même ici, dans la vaste plaine qui entoure la ville de Catherinebourg, on ne voit nulle part s’élever un sommet, ni des masses de rochers assez considérables pour rappeler des sites de montagnes. En effet, le passage de Bilimbaïefsk et Talitza à Catherinebourg, sur la grande route de Moscou à Tobolsk et Irkoutsk , présente une montée très-peu sensible, restant d’un tiers au-dessous, dit M. de Humboldt3, -de la hauteur du pavé de la ville de Munich, sur le plateau de Bavière; et par cette raison, quelques voyageurs ont cru que la chaîne de l’Oural était interrompue en cet endroit Mais notre illustre guide nie formellement qu’il y ait interruption. « Le soulèvement longitudinal , dit-il , continue du sud au nord, en inclinant de quelques degrés vers l’ouest, de Kyschtim et Gouméchefsk à Bogoslofsk. La nature des roches (schiste talqueux et chloriteux, avec mélange de serpentine et