Même ouvrage, t. I, p. -H
de diorite), l’angle que conservent les strates avec le méridien , le prolongement du soulèvement dans une direction trèsuniforme, la répétition même des éruptions métalliques toujours plus fréquentes à l’est qu’à l’ouest, prouvent l’identité et la continuation de la chaîne de l’Oural. Quelques dépressions locales, peut-être jusqu’au-dessous de 300 toises, des crêtes remplacées par de larges plateaux et sillonnées par des lits de rivières , n’effacent pas, aux yeux du géologue, les traits généraux d’un tableau orographique qui , par la direction d’un méridien , comprend près de douze degrés de latitude. Ce n’est pas près de Catlicrinebourg , mais plutôt entre cette ville et le parallèle de Nijni-Taghilsk1 2 3, que la chaîne de l’Oural semble le moins prononcée.»
Nous abstenant de reproduire les témoignages que nous avons déjà cités ailleurs*, nous donnerons pourtant encore place ici à celui du géologue Murchison qui, comme MM. de Ilumboldt, Rose, Ehrenberg, Erdmann , Kuplfer , a vu la chaîne de l’Oural dans tout son détail.
« Quand on s’approche de la chaîne de montagnes, dit-il ’, du côté de l’ouest ou de l’Europe , par la haute chaussée ordinaire , l’Oural septentrional des mineurs russes n’apparaît guère que sous forme d’une croupe basse, généralement couverte d’épaisses forêts; et le voyageur, qui s’est formé d’avance son idée particulière, doit jusqu’à un certain point se trouver désappointé en voyant devant lui une ligne de hauteurs qui, en apparence, dépasse à peine celle des Vosges entre Metz et le Rliin. Et pourtant l’élévation est plus
1. Plus au nord. — La ville de.Cathcrinebourg, en russe lékatrrinebonrg , esl située à la hauteur de 250 mètres ou un peu moins (voir G. Rose, lieise, etc., t. I, p. 277). I.a hauteur de Bilinibaïefsk, qui est au-dessus de ce plateau, ne dépasse pas 500 mètres (voir Erman, t. I, p. 285).