Mirotifé pusrcdiiiki ; ils ont clé aljolis vers
au besoin, de trancher leurs diiïérends, sauf confirmation d'une chambre provinciale. Il semble que ces arbitres, désignés par les propriétaires et pris dans leurs rangs, aient dû être enclins à favoriser les intérêts de leurs pareils. H n'en fut rien, au début du moins ; par un phénomène qui fait honneur à la noblesse russe et qu'expliquent en partie la générosité et la mobilité du caraclôre national, ces élus des propriétaires, dont la majorité était hostile à la dotation territoriale des serfs, prirent leur rôle d'arbitres si fort au sérieux qu'ils se firent maintes fois accuser de partialité envers les paysans'. Par malheur pour le moujik, à ces premiers arbitres, sortis de la portion la plus généreuse de la noblesse, succédèrent bientôt des hommes animés d'un tout autre esprit, qui ne se firent pas scrupule de sacrifier les intérêts du paysan et d'appliquer les règlements locaux contrairement aux intentions du législateur.
es chartes réglementaires une fois arrêtées (et presque toutes, 110 000 sur 112 000 le furent dans le délai prescrit), les paysans, devenus libres et mis en jouissance de leurs terres, restaient redevables au seigneur d'une rente perpétuelle en argent ou en travail. Une telle situation rappelait trop le servage pour être définitive; en réalité, la plupart des chartes réglementaires n'ont guère fait que consacrer les arrangements existant avant l'émancipation, et, commeavant l'émancipation, le lenancierdevaitan^ànue la corvée ou Vubrok. La dillérence, c'est que, dej)uis 1863, ces redevances en travail ou en argent ont été librement débattues par les parties ou légalement fixées par les règlements locaux. Un tel régime ne pouvait être rcgarJé
1. • Les ai-l>ilrcit <lu paiv, Korlis di; In iiuIiIcsno, ini-iiin les aiicii-iis iiaitibros Utt» voinili's ftruvinr.iaux, ho snnl «:om|)l<''l<'inoiil Iransfoniios tliiiis' leur noiivel!t;s forirtiuiis; en y cnlrnnl ils uni non soiilenionl ivjelû mais Ition vilo uiililii^ tout le paMML^ I.C désir de con<|n('>rir >lc l.i popularité parmi Kk musses a »i bien triumpliû «les anciennes a^^piralions, tpie les assrmbtà'n de paix Hont inondéen du plaintes de la part des propriétaires contre les arbitres de paix, pour leur prirlialitô envers le« paysans, tandis (pi'il est presipie sans (■xi'ni|>le ipic le pa\san se plaigne de leur partialité pour les prH|iriélaires. » (Leille de <i. Saniariiieà N. Miliiliiie, du l', awùl jHii.').