Au moins depuis les xi* et xu* siècles
3. Henry Sumner Maine, Village Communitifs m the east and west. — Maurer, Einlcitung zuv Geschichte derMark-Haf-DorfundStadt-verfassung. — E. de Laveleye, de la Propriété et de ses formes primitives. Il est bon de noter que, selon l'un des plus [>erspicace3 investigateurs de l'histoire, M. FusleldeCoulanges, rien ne démontre l'existence de la propriété collective avec partages périodiques, ni chez les Grecs, ni chez les Romains, ni chez les Gaulois ou les Francs mérovingiens, ni même, en dépit de Tacite, chez les Germains. Selon l'auteur de la Cité antique, la propriété, chez tous ces peuples, aurait été héréditaire, le plus souvent familiale en ce sens que, primili-
tel ou tel de ces savants se soit laissé entraîner trop loin par des analogies extérieures ou par l'esprit de système; peu importe que pour les peuples classiques, pour les Spartiates notamment, nos historiens aient longtemps été dupes de mensongères légendes ou de romans communistes. La propriété collective de la terre semble, chez un grand nombre de peuples au moins, la forme la plus ancienne de l'occupation du sol par l'homme. Ce n'est qu'après être restée pendant des siècles le domame indivis de la tribu, du clan ou de la commune, que la terre aurait fini par devenir la propriété permanente et héréditaire des individus. Au rebours des conceptions de certains démocrates de la Russie ou de l'Occident, la propriété individuelle est relativement le mode nouveau, moderne de la tenure du sol; la propriété collective, le mode ancien, primitif, archaïque. Au lieu d'être une innovation, d'être un présage ou une ébauche de l'avenir, le régime russe des communautés de village est un débris d'un monde ailleurs disparu, un témoin d'un passé évanoui, une sorte de fossile, conservé au fond d'un pays longtemps soustrait à l'action des causes qui modifiaient le reste du continent. A cet égard, comme à plusieurs autres, l'originalité de la Russie et des Slaves ne tient ni à la race, ni aux aptitudes du génie national; elle lient surtout à ce que les Russes et la plupart des Slaves en sont demeurés à un état économique, et par suite lY un état social, déjà ancien ou déjà oublié ailleurs. Entre eux et l'Occident, la difiorcncc, sous ce rapport, est moins dans l'homme et la race que dans les conditions extérieures de l'existence, elle est moins dans le caractère du peuple que dans l'Age de la civilisation.
Il serait d'un haut intérêt de pouvoir suivre à travers
vrmffit, l'individu nn pouvait libromenl l'aliéner. (Voy. Fuslcl do CoulaiiRos ." Le prohUmt des originr» ilv. la propriHé j'oncih'c (lievue des Questions hittorlr/um, ftviil 188*1) CT. du nx^nio autour : Hccherrhca sur queb/ucs probUmCM d'hittoire (I88fi) et Jlist. de* Imtitut. poliUijuca de l'ancienne France : l'Alleuelle Domaine rural[>cniiiml\'é[)0(\no mcrovingicnno (1880).