‹ L'empire des tsars et les RussesChapitre 155 sur 255 · Éclaircissements sur Tarticlc · texte numérisé non relu

Éclaircissements sur Tarticlc

2. M. Golovatchef, par exemple, Deciat lêt reform., p. 333-334.

3. !,a loi dispensait de tout cens les juges élus à Tunanimité; il est vrai que dans la pratique cette unanimité était singuliL-rcmcnt difllcile à rencontrer.

plus trouver personne pour y entrer. Non seulement les choix eussent été trop restreints, mais les candidats auraient fait défaut. Les riches propriétaires, les hommes réellement mdépendants par leur fortune, élaient pour la plupart peu ambitieux de fonctions qui contraignent à une résidence assidue et à un travail fastidieux. S'ils acceptaient d'être élus, c'était d'ordinaire en qualité déjuges honoraires. La majorité des candidats au siège de juge de paix étaient des gens d'une fortune modique, souvent môme de petits propriétaires obérés et besogneux qui de ce mandat attendaient un accroissement de leurs minces revenus. A cet égard, la nouvelle magistrature élective n'était pas sans ressemblance avec l'ancienne magistrature élue *. C'étaitune place, c'était un traitement que cherchaient dans leurs fonctions le plus grand nombre des juges de paix. Quelques-uns n'abandonnaient pas pour la justice toutes leurs occupations antérieures, mais continuaient à gérer leurs biens, ou les biens d'autrui, voire même parfois à faire un peu de commerce. Dans les régions forestières, par exemple, il n'était pas rare de voir des juges de paix s'adonner au trafic des bois, si bien qu'aux époques de vente, il était quelquefois impossible de Irouver le juge.

Il eût semblé naturel que l'entretien de la justice de paix incombât au trésor; mais l'État profitait de ce qu'il laissait le choix des juges aux zemstvos pour rejeter sur eux ce fardeau. Cette considération semble même n'avoir pas été étrangère à l'adoption du système électif: c'était là un expédient financier qui n'était pas sans inconvénient pour la justice. Les assemblées qui nommaient les juges de paix en fixaient les émoluments à leur gré et non toujours sans parcimonie». Cette rétribution variait selon

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