‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 55 sur 93 · DE L'AGRICULTURE · texte numérisé non relu

DE L'AGRICULTURE

OB L'INDUSTRIE BT OU GOHHSRCB

Si Ton doit reconnaître, ainsi que nous Tont montré les précédents chapitres^ que le Ctiinois ne possède^ en réalité, ni le génie des sciences ni celui des beaux-arts; qu'il est mauvais astronome, mathématicien sans portée, physicien fort ignorant, historien très-puéril et très-naïf, poète sans sublimité, peintre inhabile et fort médiocre sculpteur, on ne peut lui refuser de très-remarquables aptitudes pour les professions qui intéressent particulièrement la vie pratique des peuples et qui exigent plus d'adresse, de patience, de finesse, d'activité, que d'initiative, de pénétration et de profondeur. Encouragé par des institutions civiles et politiques que ses premiers législateurs surent mettre en parfaite harmonie avec ses instincts naturels, ses mœurs, ses besoins ; stimulé par les nécessités de sa propre existence, il se montre, depuis bien des siècles, habile dans l'agriculture , ingénieux dans l'industrie, intelligent dans le commerce. Jusqu'à une époque assez rapprochée de la nôtre, nul ne sut tirer un meilleur parti de la fécondité naturelle du sol, tisser aussi solidement le coton , fabriquer des soieries

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