REPONSE
Quand les ordres sont absolus, l'homme dévoué ne raisonne pas. Je partirai à la nuit faite. Cette affaire est de la si haute politique, que j'aurais désiré qu'il eût 1 été possible de recevoir des ordres souverains; tant
' que les ordres m'ont paru susceptibles de modifica-
,' tions, j'ai été inquiet ; ils sont irrévocables, je reprends
, mon sang-froid. Je prévois de grands obstacles, je les
écarterai de mon mieux. Puissent tous les accidents * ne retomber que sur moi. Il n'est pas de sacrifice au-
quel je ne sois prêt pour mon souverain, mais surtout pour mon honneur.
1 (Sans signature.)
— 9i - Lyon, le 18 juin 1812, onze heures du soir.
A M. Lagorsse, capitaine de gendarmerie d'élite.
Monsieur le Capitaine , Je vous expédie, par un courrier extraordinaire, deux dépêches télégraphiques qui viennent de m* être transmises pour vous, par S. E. le ministre delà police générale. Veuillez m'en accuser réception sur la feuille du courrier, porteur de la présente.
Recevez, M. le Capitaine, l'assurance de ma considération distinguée,
Le commissaire général de police de Lyon, auditeur au conseil d'État,
Le baron E. Abrtal.