CHAPITRE V
Le Théâtre à la Cour.
Louis de Hollande écrivait de Baréges, le -21 messidtr an X, à sa sœur Elisa Bacciochi :
« J'apprends, ma chère Elisa, qu'on a joué la comédie chez Lucien. Sans doute tu as chaussé le cothurne, car je sais que vous ne vous abaisse^ pas au comique et préfère^ le drame. Dis-moi si vous vous êtes bien amusés. La troupe de la Malmaison vous a visités et la présence de quelques rivaux vous aura sans doute excités. Je suis curieux de tout cela. »
Aux Tuileries, c'était le contraire. On dédaignait le drame et on se plaisait volontiers au comique, et mieux que cela, à la charge.
Bonaparte, revenant d'Egypte, tançait vertement Joséphine de s'être montrée dans de petits théâtres. Talma
- i38 seul était digne des regards de la future impératrice. Napoléon III, qui aimait Lassagne, eût à Talma préféré Brunet ou Vernet.
Compiègne, sur ce point, Compiègne où s'étalaient les tableaux vivants, pourrait témoigner des goûts spéciaux du souverain. Voici 1* programme d'une des représentations données devant la cour, prétexte à se costumer, à se vêtir et à se dévêtir.