‹ L'empire, les Bonaparte & la courChapitre 36 sur 59 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

L'Étiquette . — Les Costumes. — Dernières années,

Napoléon III, se faisant un jour montrer le plan du château de Marly et s'apercevant que, grâce aux escaliers gigantesques, la voiture du Roi-Soleil ne pouvait péftétrer jusqu'à la porte du château, et que Sa Majesté Louis XIV devait faire, pour monter en carrosse, quelques pas à pied, sourit dans sa moustache et sembla satisfait de la supériorité que, sur un tel point, il avait sur le vainqueur du Rhin et de La Vallièrè.

L'étiquette le préoccupait beaucoup. 11 était satisfait, le parvenu, lorsqu'un roi d'Europe l'appelait mon frère.

Cette lettre de l'empereur d'Autriche dut le combler de joie :

Monsieur mon frère, Ma femme écrit à l'impératrice Eugénie pour lui annoncer le motif qui l'empêchera, à son grand regret, de se rendre en France comme nous en étions convenus. Bien que ce motif soit pour nous une cause de joie, nous éprouvons un véritable désappointement

de voir nos projets ainsi dérangés en partie. J'aurais été si charmé de faire partager à l'impératrice le plaisir d'un voyage que, pour ma part, je compte toujours entreprendre vers la fin du mois d'octobre, si cette époque convient encore à Votre Majesté.

J'espère que Votre Majesté m'excusera si j'arrive seul et si l'impératrice est obligée de remettre à plus tard la visite qu'elle veut faire à l'impératrice Eugénie.

En ce qui me concerne, je désire trop me rencontrer de nouveau avec Votre Majesté et recommencer promptement l'intimité de nos bonnes relations deSalzbourg pour attendre que l'impératrice soit en état de m'accompagner.

Je pense donc avoir bien prochainement l'occasion de remercier encore Votre Majesté de la preuve d'intérêt et de sympathie qu'Elle m'a donnée en Se rendant dans mes États et qui m'a si profondément touché.

Je serai réellement heureux de pouvoir ainsi renouveler à Votre Majesté, de vive voix, l'expression des sentiments de haute estime et de sincère amitié avec lesquels je suis,

De Votre Majesté,

Le bon frère et ami,

François-Joseph.

Ischl, le 29 septembre 1867.

- i8 9 - C'était en 1867, Tannée de l'Exposition et de la mort de Maximilien '. Cette année-là, lorsque l'invitation fut faite au roi de Prusse, le secrétaire, rédigeant le protocole, demanda quelle formule de salut il fallait accorder au vainqueur de Sadowa. L'Empereur écrivit sur un bout de papier :

Le roi de Prusse ? — Comme le roi de Bavière! Les choses ont changé depuis.

Les prescriptions pour la maison de Y Empereur étaient aussi sévères que les pointilleuses ordonnances du roi Louis de Hollande. Il y avait un livre de punition pour les valets et rien n'est plus comique que le libellé de certaines condamnations de domestiques :

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