NAPOLÉON-LOUIS BONAPARTE
par S. M. I. Napoléon I er et par S. A. I. madame Bonaparte, mère de Sa Majesté, représentée par S. A. I. monseigneur le prince Joseph Bonaparte, frère de S. M., grand électeur de l'Empire.
Le tout en présence de monsieur Eugène Beauharnais, général des hussards, oncle maternel du prince nouveau-né, demeurant à Paris, rue de Lille, division de la Fontaine-Grenelle,
Et de son A. I. le prince Joseph Bonaparte, oncle paternel du nouveau-né, demeurant dans son palais de la rue du Faubourg-Saint- Honoré.
Tous, réunis avec nous, maire, au palais susdit de monseigneur le prince Louis, situé rue Cerutti, division du Mont Blanc, dans l'étendue de notre arrondissement.
Et ont, S. M. I., Son Altesse impériale monseigneur le prince Louis, père du prince nouveau-né, S. A. I, madame la princesse Joseph et MM. de Beauharnais et Joseph Bonaparte, signé le présent acte avec nous, maire, après lecture faite, et a S. M. Y Impératrice, auguste épouse de S. M. l'Empereur, et aïeule maternelle du prince nouveau-né, signé aussi le présent acte.
Louis Bonaparte, Napoléon,
Julib Bonaparte, Joséphine, Joseph Bonaparte,
Brière Mondétour, maire, Eugène Beauharnais.
! Sur les premières années de Louis Napolébn, la corres-
pondance du roi Louis de Hollande donne des détails à
j la fois très curieux, très précieux et très inconnus.
j> Louis avait conservé avec grand soin les registres de sa.
correspondance. Il les cataloguait et les annotait. Le tome I, relié, dos vpr{, pprte (ou portait, s'il a été dé*
- 3i truit) sur son titre ces mots : Commencé le 20 avril 1814 et fini le 22 avril 18 16.
Il est relatif à sa séparation avec Hortense. Lors de sa séparation, il exige qu* Hortense lui rende son fils aîné, celui qui mourut si tristement.
Il écrit d'Abano, 16 octobre 18 16, à sa sœur Caroline :
Vous reconnaissez que j'ai toujours eu beaucoup de répugnance pour mon mariage avec Hortense, que vous avez été témoin de mes plaintes. Eh bien, affirmez au moins cela sans rien dire de contraire à une affaire qui intéresse aussi vivement l'honneur, le repos et le reste des jours de votre frère. Songea à la grand part que vous eûtes à mon malheur. Songez que vous saviez mon attachement pour madame de la Valette; rappelez- vous le mariage forcé qu'on lui fit faire, et, qu'après mon retour d'Egypte, je refusai constamment la main d'Hortense; que pour être tranquille, j'affectais une répugnance invincible pour le mariage, tandis qu'il faisait et fit toujours l'objet de tous mes vœux.
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