‹ L'empire libéralChapitre 15 sur 99 · Mémoires de Ch. de Roumanie, 23 sept. -5 octobre · texte numérisé non relu

Mémoires de Ch. de Roumanie, 23 sept. -5 octobre

2. Mémoires de Ch. de Jioumanie, du 24 sept. (6 octobre) au 29 sept. (H octobre) 1869.

3. Empire libéral. Le correspondant du Times Russell raconte que, chevauchant peiulant la campagne de 1870 avec le prince Léopold de Hohenzollern, celui-ci lui dit :

LA MALADIE DE L'EMPEREUR. 1t

Ce fut Silvela qui, à Aladrid, jeta la sonde et essaya de se rendre compte de la manière dont

le projet prussien serait accueilli à Paris, épreuve inutile si TEmpereur l'avait conseillé. Il dit dans une conversation privée à Mercier : « 11 n'y aurait vraiment qu'une combinaison [)()rtugaise qui pourrait réussir, et quelques personnes songent au prince de HobenzoUern* à cause de ses liens de parenté avec la maison de Bragauce. » Mercier \ sans même demander des

4( L'Emperear savait parfaitement biea qu^on m'avait oflert le trône d'Espagne en l'automne de 69. Quand je demandai «qu'on ne m'en importunât plus, nulle opposition ne fut faite alors en France. L'Empereur ne me notifia nullement, quoiqu'il fût parfaitement bien informé, que ce serait un 4sasu8 belU. » En admeUant TexacUtude de ce récit, TEmpereur n'avait pas à prononcer uaveto, puisqu'il aurait appris, €n même temps que l'oiïre faite au prince, sa volonté de ne pas raccet4eT et de n'en être plus importuné. Mais la plus «impie réflexion démontre, ou que le propos de Léopold a été mal compris ou que, s'il a été rapporté exactement, il «si mensonger. L'Empereur, aurait dit le prince, était informé. Par qui? Point par lui puisqu'il ne Ta pas vu. L'information n'aurait pu être donnée que par son frère Charles, lors de sa visite à Paris. Et l'on sait qu*il n'en a pas dit un mot. Il faudrait donc que Léopold eût informé l'Empereur par lettre^ mais dans ce cas il aurait reçu une réponse. Napoléon lil étant la politesse même, et si cette réponse eût été un acquiescement implicite, les Hohenzollern nous eussent dit en 1B70, en produisant le document : « De quoi vous plaignez-vous? Vous saviez nos projets et vous nous aviez autorisés à croire que vous ne vous y opposeriez pas. » Or, ni eux, ni personne n'a rien dit de pareil à ce moment, et un propos de reporter n'a jamais été considéré par un bislorieu sérieux comme pouvant être le support d'une affirmation historique, i. De Mercier, 8 octobre 1869.

L'£MPXIi£ LIBÉRAL.

instructions à Paris, répondit incontinent : c( Un mariage avec une princesse portugaise n'ôte pas son caractère essentiellciaent allemand à un prince qui porte le nom de Uohenzollern ; tout le monde verra en lui un Prussien, et ce dont, pour ma part, je puis lui répondre, c'est de l'impression que produira un pareil caractère, attribué à sa candidature, sur Tunanimité de Topinion publique en France. »

Prim ne pouvait plus prétendre qu'on n'eût pas informé son gouvernement de Teffet immanquable de la candidature Hohenzolieru.

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