Rapport de Pielri\ 28 novembre
jour prochain au-dessus d'eux coiume chet Je demandais un jour à Pietri : <k Qu'auriez-vous fait, si le mécontentement général s'était traduit par une manifestation dans la rue? — Un massacre des innocents, répondit-il, qui nous eût perdus dans l'odieux. » A l'étranger cette opinion que FËmpire allait tomber était encore plus répandue qu'en France. Lanza écrÎTait : « Je vois, moi aussi, l'Empire descendre vers son couchant, et la République faire de nouveau son apparition à T horizon \ » Nigra dépeignait à ses amis d'Italie la France sous de sombres couleurs : <^ L'Empereur affaissé moralement et physiquement; les libéraux en défiance; tous les partis coalisés contre lui ; les passions révolutionnaires ardentes; la presse déchaînée impossible à bâillonner de nouveau; la question dynastique et sociale discutée et agitée sans aucun frein, » ■ Un régime libéral restait donc le seul asile où TEinpire pût se réfugier. En tout temps, ce serait une tâche ardue que de fonder la liberté dans un pays qui ne Ta jamais ni comprise ni aimée. Maïs comment y réussir au milieu du déchaînement de pussions révolutionnaires décidées à ne se satisfaire d'aucune concession et à se servir de toutes pour augmenter l'intensité de leurs attaques ? Netait-il pas à redouter que la liberté ne fondît comme une statue de cire au milieu du foyer incandescent où nous étions