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réservent à l'avance la faculté de détruire mon armée. Quanta traiter directement avec Victor- Emmanuel relativement à la Dette pontificale, ce serait lui reconnaître le droit, qu'il prétend avoir, de conserver les provinces qu'il a enlevées aux Etats de l'Eglise, et cela ni moi ni mes successeurs ne voudrions et ne j)Ourrions le faire. J'ai pour moi la conscience du monde catholique, le monde catholique est avec moi. »
Dans ses entretiens privés, il s'écriait : « On m'a traité comme un mineur et un interdit. » Il ne ménageait ni Drouyn de Lhuys ni les ambassadeurs. Thouvenel écrivait à Benedetti^ : (( J'ai eu la visite de M. de Souza- qui retournait en Espagne. Il avait quitté Rome depuis une semaine cl se moquait beaucoup, ce qui m'a fait plaisir, « de toutes les menteries de la France. On est, à Rome, aussi résolu que parle passé à ne pas céder d'un iota, et l'on compte plus que jamais sur les gens que l'Empereur a eu la bonté de ressusciter, pour le contraindre à revenir au passé. Malgré cela le Pape a une certaine équité à l'égard des personnes. Il ne cache pas son mépris pour M. Drouyn de Lhuys ni pour M. de Sartiges, dont la position là-bas est pitoyable, et voici les dernières paroles de Pie IX à l'ancien ministre d'Espagne : « M. Thouvenel (' et iM. de La Valette n'étaient pas assurément