‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 32 sur 175 · La Tour d'Auvergne à Drouyn de Lhuvs, 19 novembre · texte numérisé non relu

La Tour d'Auvergne à Drouyn de Lhuvs, 19 novembre

Saint-Siège d'avoir la moindre confiance dans les paroles ou la signature du Piémont. Entré sur notre territoire en proclamant qu'il allait combattre la république à Naples, il a commencé par écraser notre petite armée et fini par garder les quatre cinquièmes de nos provinces. Quant à ses engagements il a manqué après Yillafranca à ceux qu'avaient pris pour lui les deux Empereurs ;ila manqué après Zurich à ceux auxquels il avait apposé sa signature; il manquera à ceux qu'il a souscrits il y a huit jours à Paris, et même en acceptant volontiers, comme je le fais, votre réphque que les garanties données à la France sont des garanties données par la France, qu'elles sont sérieuses, efficaces, redoutables, que nous garantissez-vous? Les limites que l'usurpation nous a faites. Les accepter ce serait sanctionner cette usurpation. »

Le Pape fut d'abord consterné. Il voulait protester immédiatement. Antonelli le calma, et Ton résolut de n'exprimer aucune opinion, de prendre le temps de réfléchir, de consulter les cardinaux, les puissances cathohques, les évêques, d'attendre eniin d'être édifiés par les déclarations des ministres de Victor-Emmanuel au Parlement. Le Pape exprima à Sar tiges la même incrédulité, et il se moqua de chacune des garanties, surtout de celle qui lui accordai! d'avoir une armée : « Quand vous serez partis, je serai toujours menacé de voir les États qui me restent envahis par une force irrégulière d'abord, régulière ensuite. Les Piémontais se

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