APRES L'ŒUVRE DE NIEL. — ETIONS-NOUS PRETS
Le violent effort de l'Empereur, de Niel et de ses collaborateurs reste donc digne d'admiration. Était-il suffisant pour qu'on pût dire que nous étions prêts? Si on ne l'avait recherché qu'au moment de la crise belliqueuse, au milieu de la commotion des esprits et de la nécessité des investigations promptes, on n'aurait pu le faire avec certitude. Mais en 1869 la question fut examinée avec calme et maturité, dans le silence du cabinet, et voici en quels termes l'Empereur communiquait au pays les résultats de son examen ^ : « La loi militaire et les subsides accordés par votre patriotisme ont contribué à affermir la confiance du pays et, dans le juste sentiment de sa fierté, il a éprouvé une réelle satisfaction le jour où il a su qu'il était en mesure de faire face à toutes les éventualités. — Les armées de terre et de mer, fortement
1. Discours d'ouverture du (]orps législatif 18 janvier 1869.
constituées, sont sur le pied de paix; l'effectif maintenu sous les drapeaux n'excède pas celui des régimes antérieurs, mais notre armement perfectionné, nos arsenaux et nos magasins remplis, nos réserves exercées, la Garde nationale mobile envoie d'organisation, notre flotte transformée, nos places fortes en bon état, donnent à notre puissance un développement indispensable. — Le but constant de mes efforts est atteint : LES ressources militaires de la France